Face à la pénurie de kots à Gand, des étudiants étrangers sont obligés de dormir à l'hôtel

Cette expérience hors du commun ne pourra toutefois pas s'étendre sur le long terme.

Face à la pénurie de kots à Gand, des étudiants étrangers sont obligés de dormir à l'hôtel
©google maps
J.F.

Dans plusieurs villes de Belgique, la pénurie de kots ne cesse de s'intensifier. Confrontées à une plus forte demande, beaucoup d'universités ne sont pas parvenues à répondre favorablement à toutes les sollicitations de logement reçues. Parfois, l'écart entre les kots demandés et ceux disponibles se chiffre en milliers. Gand ne fait pas exception à la règle. L'Université flamande a reçu tellement de requêtes qu'elle a décidé de se tourner vers des hôtels, explique la VRT. L'UGent est ainsi parvenue à louer 32 chambres au Holiday Inn Gent Expo.

"Nous sommes parvenus à un accord avec l'université", a confirmé le directeur de l'hôtel Thomas Van Parijs. "Tous les étudiants dorment au même étage, qui est complètement séparé du reste de l'hôtel", poursuit-il. La crainte de l'établissement était en effet que leurs autres clients soient importunés par les nuisances des fêtes estudiantines. Tous les jeunes ont donc eu interdiction d'organiser des soirées. "Jusqu'à présent, nous n'avons eu aucun problème."

Quid du prix?

Si le loyer du kot peut déjà être trop élevé pour bon nombre de jeunes, plusieurs mois en hôtel sont carrément impayables. Heureusement, un accord financier a, là encore, été trouvé. "Chaque étudiant paie la moitié, ce qui est abordable pour lui, et l'université paie l'autre moitié", explique le directeur de l'hôtel.

Les bénéficiaires de ces chambres un peu particulières sont les étudiants étrangers. Ceux-ci ont en général plus de mal à se loger étant donné qu'ils ne connaissent pas bien la ville et qu'ils sont parfois contraints d'entamer très tard leurs recherches.

"C'est une occasion unique pour eux de loger dans une si belle chambre", plaisante le directeur de l'hôtel. Depuis deux mois, ces jeunes vivent en effet une expérience plutôt hors du commun. Malgré tout, cette solution ne pourra pas durer sur le long terme. Si l'hôtel a accepté de réserver des chambres aux étudiants, c'est parce que le tourisme n'a pas totalement repris. Or, dès l'année prochaine, il y a fort à parier que les choses reviendront à la normale... et que la pénurie de kots devra être comblée par d'autres moyens.