Une ex infirmière de la maison de repos d'Oostrozebeke, suspectée pour les meurtres, témoigne : "Mon renvoi est une malheureuse coïncidence"

Sept résidents d'une maison de repos à Oostrozebeke ont été victimes d'empoisonnement. Une ancienne infirmière de l'établissement, licenciée au moment des faits, témoigne auprès de HLN.

La Rédaction
Une ex infirmière de la maison de repos d'Oostrozebeke, suspectée pour les meurtres, témoigne : "Mon renvoi est une malheureuse coïncidence"
©Belga

Un ange de la mort sévirait-il à Oostrozebeke ? Sept résidents ont été empoisonnés à l'insuline dans la maison de repos Rozenberg de la commune de Flandre orientale. Trois personnes sont mortes, les autres ont survécu. Une enquête a été ouverte, dès 2020 après les premiers faits, mais rien de probant n'a été découvert à ce jour.

Ce jeudi, Het Laatste Nieuws, qui a révélé l'affaire, a donné la parole à une infirmière ayant travaillé dans l'établissement en question au moment des faits. La femme, qui témoigne anonymement, a commencé à travailler dans le home en août 2019. Les meurtres ont commencé moins d'un an plus tard. Puis elle a été licenciée en septembre 2021, un mois après la dernière tentative d'assassinat, ce qui l'a rendue suspecte aux yeux des enquêteurs.

"Je ne le savais pas jusqu'à ce que je lise le journal", explique-t-elle, à propos des meurtres. Elle a été interrogée par la police et perquisitionnée, mais n'a jamais été officiellement inculpée, les enquêteurs n'ayant rien "trouvé" selon ses dires.

L'infirmière de 32 ans comprend que son licenciement la rende suspecte mais elle clame son innocence. "Je comprends, mais je n'ai rien à voir avec ça", martèle-t-elle auprès de nos confrères. "C'est une malheureuse coïncidence que j'ai été renvoyée". La maison de repos n'avait plus confiance en elle, selon le motif évoqué sur sa lettre de renvoi. Elle a par la suite été embauchée dans une autre maison de repos.

"J'espère que le responsable sera arrêté, afin que les familles des victimes et toutes les personnes impliquées puissent clore l'affaire", conclue-t-elle.