Flandre

Le bourgmestre non nommé de Drogenbos, Alexis Calmeyn, rejoint les rangs du MR, a annoncé la ministre fédérale du Budget, Sophie Wilmès, qui dirige la section du Mouvement réformateur pour la périphérie, aux côtés du principal intéressé et de Nicolas Kuczynski, conseiller provincial MR et chef de groupe UF en Brabant flamand.

S'il revient à l'Union des Francophones de prendre formellement la décision à ce propos, le MR propose que M. Calmeyn occupe la tête de la liste UF pour l'élection du parlement flamand en mai prochain. Le bourgmestre non-nommé de Drogenbos a précisé à ce sujet qu'il bénéficiait du soutien, dans ce sens, de l'ensemble des bourgmestres des communes à facilités. M. Calmeyn, indépendant et élu sur une liste du bourgmestre, est l'un des quatre maïeurs des communes à facilités de la périphérie bruxelloise que la ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), a refusé de nommer après les élections communales du 14 octobre dernier.

De son propre aveu et de celui de Sophie Wilmès, cet événement politique a constitué l'élément déclencheur d'une approche qui n'est pas neuve, pour le mandataire francophone indépendant qui "partage les idées libérales".

"J'entends défendre fermement les droits des francophones de la périphérie dans les communes avec et sans facilités. J'ai pour principe de conserver ma neutralité mais le contexte actuel de la non-nomination de bourgmestres dans quatre communes à facilités, ainsi perturbées dans leur fonctionnement parce qu'elle sont privées de la sorte d'un d'un échevin, m'a convaincu de me rallier au MR", a commenté Alexis Clameyn.

Selon lui, le refus de nomination relève de la seule ministre N-VA Liesbeth Homans, le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, ayant pour sa part formulé un avis favorable.

Comme lui, Mme Wilmès a insisté sur la nécessité de disposer de relais politiques, de pouvoir agir dans un cadre organisé et de porter la question à un autre niveau de pouvoir, lorsque l'on est confronté à une telle situation.

La présidente du MR en périphérie a souligné son attachement à la poursuite de la défense des intérêts francophones à travers l'Union des Francophones. "J'y tiens énormément, car je suis convaincue qu'à travers elle, nous conservons nos fondamentaux", a-t-elle dit à ce propos.

A ses yeux les dissensions que l'on y observe à l'échelle de certaines communes sont uniquement liées à des dynamiques locales et à des personnes.

Selon Mme Wilmès, l'Union des Francophones devrait se prononcer au sujet de l'attribution de la tête de liste pour les élections régionales flamands "dans les jours ou au maximumles semaines qui viennent".

L'UF n'occupant qu'un siège au parlement flamand, il faut que la personne qui la représente ait les épaues suffisamment larges et une maîtrise excellent du néerlandais, a-t-elle souligné.

C'est précisément le cas d'Alexis Calmeyn, qui est, de son propre aveu, francophone d'éducation et de culture, mais qui a fait toutes ses études en néerlandais.