Cela implique, notamment, le port obligatoire et généralisé du masque, ainsi qu'un "couvre-feu" qui débutera à 23h30 jusqu'à 06h00 le lendemain. Ce dernier terme ne figure pas dans l'ordonnance car il ne s'agit pas d'un terme juridique à proprement parler, mais il sera interdit de circuler dans l'espace public, sauf pour les déplacements essentiels et urgents. Les différentes zones de police locales appliqueront immédiatement les mesures à partir de ce mercredi soir. "Mais je crois aussi très fort au soutien social", a déclaré Cathy Berx. "Nous devons nous inciter mutuellement à suivre ces mesures. De cette manière, nous réussirons, espérons-le, à inverser la courbe des infections. Mais la première chose à faire, à court terme, pour que cela se fonctionne, est de mettre en quarantaine ou d'isoler à domicile les patients testés positifs ou les personnes à risque qui n'ont pas encore été testées ou qui attendent le résultat d'un test."

À ce sujet, la gouverneure d'Anvers avait déjà demandé à plusieurs reprises à l'Agence flamande de soins de santé d'imposer une "quarantaine rigoureuse" aux personnes concernées et d'en observer l'application.

"Les médecins préconisent également aux personnes qui pensent ne pas avoir de symptômes du coronavirus, mais qui toussent ou ont un odorat altéré, par exemple, de ne pas aller travailler et de ne pas avoir de contacts rapprochés avec d'autres individus", a ajouté Cathy Berx. "Dans ce cas, veuillez rester chez vous." La situation dans la province est très grave, a souligné la gouverneure. "Dans la semaine du 18 au 24 juillet, il y a eu 1.100 cas positifs, soit une augmentation de 120% par rapport à la semaine précédente", a-t-elle rappelé. "67 admissions ont été enregistrées jusqu'à hier (mardi; NDLR) dans les hôpitaux d'Anvers, et 75 aujourd'hui (mercredi). Les choses vont vite. Espérons que personne ne finira en soins intensifs et que personne ne mourra."

Pour l'instant, il n'y aura pas de fermeture physique de la province ou de la ville d'Anvers, ni d'interdiction de voyager pour les résidents anversois. "Cela aurait un impact énorme sur Anvers, mais pas uniquement. Sans parler de la possibilité matérielle ou logistique de le faire", a expliqué Cathy Berx, qui avait auparavant déconseillé de se rendre à Anvers pour des raisons non essentielles. Des sanctions pouvant aller jusqu'à 1.600 euros seront appliquées en cas de violation des nouvelles mesures, telles que le couvre-feu.