Une nouvelle explosion a endommagé plusieurs voitures et façades à Borgerhout, un district de la ville d'Anvers, la nuit dernière. La piste privilégiée par la police est celle du milieu de la drogue, qui secoue la ville portuaire à travers des règlements de compte, des fusillades, des saisies de stupéfiants... Au cours des trois dernières années, Anvers a connu plus d'une soixantaine de faits violents liés au trafic de stupéfiants.

Pourtant, Bart De Wever, bourgmestre de la ville, avait fait de la lutte contre le trafic de drogue son cheval de bataille.

Dès lors, cette situation pourrait-elle se retourner contre le président de la N-VA ?

Les autres partis, notamment de gauche ou le Vlaams Belang, réagissent à ces incidents pour critiquer la majorité en place.

De son côté, Bart De Wever a opté pour une ligne de défense simple et efficace: il affirme faire bouger les choses et avance que, avec d'autres au pouvoir, ce serait pire. Les autorités anversoises ont d'ailleurs renforcé les mesures de sécurité dans les quartiers concernés avec davantage de contrôles d'identité, de patrouilles et de caméras de surveillance. Il est donc relativement compliqué de l'attaquer sur ce terrain-là, d'après Dave Sinardet.

Selon ce politologue de la VUB, l'impact de ces événements sur l'image et la communication du bourgmestre ne serait pour l'instant que limité: "Les élections viennent de se dérouler et, normalement, il faudra attendre quelques années avant une éventuelle sanction des électeurs. La répétition des événements fait qu'une certaine fatalité s'est installée dans la ville", explique t-il.

Criminalité liée à la drogue

Dans les faits, le pourcentage d'incidents liés à la drogue n'est pas plus élevé à Anvers qu'ailleurs en Belgique (15% pour Anvers contre 17% à Bruxelles par exemple selon les chiffres de la police fédérale).