La commune cherche un repreneur. Le personnel et les familles sont inquiets.

L’annonce de la vente des deux homes de Florenville par le directeur général lors de la réception des vœux, de même que la visite des installations du CPAS par un candidat acquéreur, ont suscité l’inquiétude dans les rangs du personnel. Une inquiétude relayée par la CGSP et la CSC Services publics dans une lettre ouverte. "La commune organise des réunions secrètes à l’insu du personnel " , s’étonnent les syndicats. " Ces visites engendrent moult interrogations et craintes auprès des travailleurs mais aussi des familles. Elles provoquent un grave malaise. Les récentes modifications des horaires du personnel seraient-elles préalables à la privatisation ? "

Un partenariat public

Le bourgmestre de Florenville, Jacques Gigot, déplore les propos alarmistes tenus dans la lettre ouverte. "La situation financière est préoccupante et nous tentons de trouver un repreneur mais la vente n’est pas encore à l’ordre du jour", confirme-t-il. "En effet, un partenariat public-privé pourrait être envisagé afin de poursuivre la gestion dans de meilleures conditions. Des contacts ont, par ailleurs, été pris avec Vivalia afin de négocier une éventuelle reprise."

De son côté, Caroline Godfrin, la présidente du CPAS, ne cache pas qu’une solution doit être trouvée rapidement sur le plan financier. " En 2018, le déficit s’élevait à 1,8 million d’euros pour les deux maisons de repos sur un budget de 10 millions d’euros ", souligne-t-elle. " D’importants travaux ont été réalisés au home Saint-Jean-Baptiste, à Villers-devant-Orval. Les fonds de réserve ont été vidés. Le CPAS n’a plus les moyens de moderniser le home La Concille qui n’est plus aux normes. Or, si l’avant-projet, présenté il y a deux ans, est abandonné, la dérogation sera retirée et cette maison de repos de 80 lits fermera le 31 décembre 2019. "

Reste que la CGSP et la CSC Services publics, en front commun, annoncent qu’elles s’opposeront fermement à ce "dépeçage d’un service public essentiel, particulièrement en région rurale". Un préavis d’actions pourrait être déposé.