Le collège échevinal de Crainhem, une des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise, a exprimé mardi son opposition "à ce stade" au déploiement de la 5G sur son territoire, tout en réclamant un moratoire plus large, à l'échelle de tout le pays. 

Le collège de Crainhem a, dans un communiqué, demandé un moratoire sur le déploiement de la 5G (l'internet mobile de nouvelle génération, ndlr) en Belgique sur base du principe de précaution, à la suite de l'octroi par l'IBPT (l'Institut belge des services postaux et des télécommunications) de droits d'utilisation provisoire qui pourrait devenir définitive, à certains opérateurs pour des fréquences pour lesquelles il n'existe pas encore de cadre réglementaire.

"Cet octroi intervient au milieu de la crise sanitaire la plus importante de notre histoire moderne où les énergies sont focalisées sur la gestion de cette crise", ont expliqué le bourgmestre, Bertrand Waucquez, et la première échevine, Elisabeth de Foestraets, dans un communiqué.

Crainhem dénonce cet octroi qui permet aux opérateurs sous prétexte du "provisoire" de contourner le débat public autour du déploiement de la 5G qui suscite de nombreuses questions sur les plans environnemental et de la santé publique, ajoute le texte.

La commune demande au fédéral, qui a la compétence de l'attribution des droits d'utilisation des fréquences, d'organiser un débat participatif en concertation avec les entités fédérées plutôt que de fermer les yeux sur un provisoire qui, à défaut de réaction, deviendra définitif.

Crainhem ajoute s'opposer à ce stade au déploiement de la 5G sur son territoire, promettant d'exercer toutes voies de recours qui s'offrent à elle si un opérateur devait prendre l'initiative de tenter de déployer la 5G dans la commune en abusant de la notion de "provisoire" prévue dans le cadre légal.