La Flandre est l'une des régions les plus pauvres en forêts d'Europe, selon le Natuurrapport 2020 publié lundi par l'Institut flamand de recherche sur la nature et la forêt (Instituut Natuur- en Bosonderzoek, INBO). Des efforts supplémentaires doivent être fournis de toute urgence pour permettre l'extension de la superficie forestière, a-t-il souligné. La Flandre compte 140.279 hectares de forêts, ce qui représente 10,3% de son territoire. C'est de loin le plus grand écosystème (semi-)naturel de la région. Pourtant, la Flandre est l'une des zones les plus pauvres en forêts d'Europe - seules Malte et l'Islande sont moins bien classées. La superficie forestière est restée plus ou moins identique au cours des dernières années, l'extension de 10.000 hectares n'ayant pas été réalisée.

À titre de comparaison, l'ensemble des zones forestières couvrent une surface totale de 563.000 hectares en Wallonie, ce qui représente environ un tiers du territoire, selon les données de l'Inventaire permanent des ressources forestières (IPRF) de Wallonie. Cette estimation se base sur les observations mesurées au sein d'une période s'étendant de 2011 à 2018. Elle est associée à une année de référence de 2014 (mi-période d'inventaire).

Néanmoins, au cours des 20 dernières années, la diversité fonctionnelle et le degré de naturalité ont augmenté dans tous les types de forêts en Flandre, tout comme la richesse en termes d'espèces d'arbres. La qualité des forêts s'est également légèrement améliorée depuis le début du siècle.

Le principal problème réside dans le fait que les forêts sont très fragmentées en Flandre, ce qui les rend vulnérables aux perturbations telles que le réchauffement climatique. La proportion d'arbres forestiers endommagés a augmenté au cours de la dernière décennie et fluctue aujourd'hui autour de 23%.

Afin de réaliser l'extension forestière prévue, la forêt doit d'abord être mieux protégée, a indiqué l'INBO. Il est en outre nécessaire de déployer des efforts supplémentaires pour le reboisement.