Le relâchement des mesures est intervenu beaucoup trop tôt à Anvers, ajoute-t-elle, rappelant que le virus touche tout le monde et peut laisser des séquelles.

"Le coronavirus peut avoir un impact important sur la vie des gens: ils peuvent tomber malades, se retrouver aux soins intensifs mais aussi, une fois guéris, présenter des séquelles, peut-être pour le reste de leur vie", souligne Cathy Berx. "Le virus n'épargne personne, les jeunes aussi peuvent être gravement touchés."

"De nombreuses infections ont été contractées lors de fêtes. Dans certains cas, plusieurs personnes ont été contaminées au cours d'une seule et unique fête", souligne la gouverneure. "Les mariages ont été des vecteurs importants."

En province d'Anvers, le secteur de l'horeca doit, depuis mercredi au lieu de mardi soir pour des raisons législatives, fermer à 23h00, tandis qu'un couvre-feu est imposé de 23h30 à 06h00. Les sports de contact et, pour les adultes, d'équipe sont interdits. Le port du masque est obligatoire dans l'espace public et le télétravail est imposé là où la distanciation sociale ne peut être respectée. Dans la Ville d'Anvers et quelques autres communes durement touchées, tous les événements sont annulés et les centres de fitness doivent également fermer leurs portes. "Le couvre-feu a été instauré à cause d'un relâchement général. Les gens ne respectent plus les distances de sécurité car il est tard, ils ont bu...", explique Mme Berx.

Mardi, cette dernière a appris que le nombre d'infections dans la province d'Anvers était encore assez élevé lorsque le déconfinement poursuivait son cours. "Le virus était encore fort mais dormant", expose la gouverneure. "Cela a conduit à une propagation rapide du coronavirus après l'assouplissement des restrictions. Pour Anvers, cet assouplissement est intervenu bien trop tôt". En raison d'un manque de données détaillées, ces informations ne sont connues que maintenant, ajoute-t-elle. "Le nombre d'infections est en augmentation dans tout le pays, mais la moitié d'entre elles se trouvent dans notre province. C'est beaucoup."

Placer en quarantaine les personnes positives au Covid-19 reste particulièrement important, souligne Mme Berx. "Les médecins nous rapportent qu'il y a encore des personnes infectées qui vont travailler ou sortent en rue. Je pense que les gens ne réalisent pas les risques ou qu'ils sont ignorants. Surtout s'ils ne se sentent pas malades", conclut-elle.