Léopold Lippens, bourgmestre de Knokke, assure que la police intervient et renvoie chez eux les personnes qui disposent d'une seconde résidence dans sa commune et y sont venues durant le confinement.

Les bourgmestres sont en première ligne face à la crise du coronavirus. Léopold Lippens, bourgmestre de Knokke, ne fait pas dans la dentelle. Le 12 mars, il estimait déjà que le gouvernement n’agissait pas suffisamment et avait déjà placé la commune en Lockdown jusqu’au 30 avril. Il annonce sa volonté d’aller plus loin. “Nous allons faire en sorte que tous les événements prévus en 2020 soient annulés. Tous. Le festival du feu d’artifice de Knokke-Heist, le Zoute Grand Prix, le concours hippique, le cartoonfestial etc. Ils seront retardés et l’argent sera utilisé pour soutenir l’économie locale. Il n’y en aura pas en 2020”, nous assure Léopold Lippens. “Il y a un milliard de gens en quarantaine. Que se passera-t-il quand il y aura un milliard de contaminés en Inde, en Amérique, en Afrique etc ? Vous direz : nous on est guéri ? C’est une plaisanterie. Proche d’ici, les Hollandais ne font rien. Il suffit qu’ils passent la frontière et on est reparti. La crise va durer un an, certainement. Juillet et août ne seront pas des mois de vacances plausibles. C’est impossible. Il ne faut pas promettre la lune aux gens. Il y aura beaucoup de morts, de gens sans emploi, des faillites. Il ne faut pas plaisanter avec ça et rester réaliste.”

"Les gens qui ont une seconde résidence n’ont pas à être ici"

Le bourgmestre de la commune côtière fait également la chasse aux personnes qui ont une seconde résidence dans la commune et sont venues y passer la période de confinement. “On ne veut pas de second résident. Ce n’est pas simple à contrôler mais on essaye de le faire. On veut le moins de gens possible. On sait quelles sont les secondes résidences. La police intervient et renvoie les gens chez eux”, reprend Léopold Lippens. De nombreuses personnes ont été renvoyées. “Des gens qui ont une seconde résidence et n’ont pas à être ici. Les gens qui viennent en train et en tram ne doivent pas croire que ça va marcher. Ils seront contrôlés aussi. On veut faire respecter cela à la lettre par la police. Il n’est pas question que les gens viennent durant les vacances de Pâques se balader sur la digue, sur la plage. Ce ne sera pas permis”.