Leurs avocats ont annoncé mettre en demeure le musée, en lui demandant "d’effacer toute atteinte à l’honneur et à la réputation des paracommandos belges". Le propos vise ici une statue en particulier, intitulée La Belgique apportant la sécurité au Congo d’Arsène Matton. On peut y voir une allégorie de la Belgique enveloppant dans les plis de son drapeau un homme et un enfant endormi. La statue est désormais recouverte d’un voile semi-transparent représentant une image post-coloniale. C’est plus précisément la légende qui suscite l’indignation des associations. Celle-ci décrit : "Un para-commando belge à Stanleyville en 1964, lors de l’écrasement des rebelles Simba. L’indépendance formelle du Congo en 1960 est loin d’avoir sonné le glas des interventions étrangères." Peu respectueux, selon les associations qui représentent les anciens paras qui estiment que cette phrase "porte atteinte à l’honneur des paracommandos belges de l’époque, pour la plupart de jeunes miliciens, soit l’émanation de la Nation".

Déjà en juillet, elles s’étaient adressées au directeur du musée, Guido Gryseel, dans une lettre ouverte, avec la Première ministre Sophie Wilmès (MR) en copie. Elle était restée sans réponse. Les avocats avancent aujourd’hui la date du 12 octobre pour le retrait ou la modification du petit texte jugé offensant, après quoi les associations entendent entamer une procédure judiciaire.