Flandre

Le renforcement de la distribution d’eau est l’une des priorités de l’échevin des Travaux à Libramont. "Les restrictions d’eau, décidées en juin puis en septembre, n’ont pas encore été totalement levées, souligne Bernard Jacquemin. La situation n’est plus aussi critique qu’en septembre, mais elle reste préoccupante. Nous demandons aux habitants de faire preuve de civisme et de ne pas gaspiller l’eau de la conduite."

Le forage de nouveaux puits, annoncé l’an dernier, est en cours. "Afin d’éviter les perturbations dans la distribution, la commune a réalisé une nouvelle adduction du réseau de la Société wallonne des eaux vers Libramont, poursuit l’échevin. Deux nouveaux puits ont été creusés à la villa Bernard et au lieu-dit Gerbéfé. Le premier, qui produit plus de 300 m3 d’eau par jour, alimentera le centre de Libramont. Le second, prévu pour renforcer la distribution d’eau à Recogne, atteint les 240 m3 par jour."

Une station de traitement à Recogne

Dans le prolongement de ces forages, les travaux vont se poursuivre avec le double objectif d’acheminer l’eau, par la pose de conduites, et d’installer une station de traitement à Recogne.

Le collège projette de creuser trois autres puits dans les années qui viennent et de poursuivre le remplacement des conduites vétustes. "En dix ans, de nombreuses canalisations ont été remplacées, indique Bernard Jacquemin. Il nous reste encore trois kilomètres à renouveler à Recogne et Neuvillers. Ces travaux, inscrits au budget 2018 pour un montant de 1,2 million d’euros, débuteront au printemps."

Quant au projet de protection des captages, il est en bonne voie. On se souvient qu’en mai dernier, à la suite d’une contamination bactérienne, l’eau de la distribution avait été déclarée non potable pendant une dizaine de jours. La contamination, probablement d’origine animale, avait fait réagir Roland Deom, chef de file de la minorité au conseil communal. Il regrettait que le dossier de protection des captages communaux soit sur la table depuis vingt ans et n’ait pas encore été mené à bien. "Six ou sept captages seront protégés cette année, annonce l’échevin des Travaux. Environ 450 mètres de clôture seront placés pour éviter la pollution de l’eau par le gibier."