La semaine passée, des personnes vivant dans le quartier de Gerda Ooms, 65 ans, ont glissé une lettre anonyme dans la boîte aux lettres de sa maison située à Leopoldsburg. Dans ce courrier, les voisins lui ont demandé de faire quelque chose contre les aboiements de son chien en signant "le voisinage".

Suite à cette lettre et se sentant forcer de réagir de manière radicale, Gerda Ooms est allée chez son vétérinaire pour lui demander d'euthanasier son animal de compagnie. "Notre chien Bo était le cadeau du 17e anniversaire de ma petite-fille ", explique Gerda au quotidien Het Nieuwsblad.

Issu d'une trop grande portée de chiens à sa naissance, Bo est né avec ce défaut d'aboyer tout le temps. Refusé par les écoles de dressage, Gerda n'a pas réussi à trouver la solution pour éviter de déranger le voisinage... qui ne lui avait jamais fait de remarque avant cette fameuse lettre anonyme. "Ce courrier était le seul signal. Le voisinage me demandait de faire quelque chose contre les aboiements de Bo et de le garder à l'intérieur de ma maison jusqu'à ce qu'il aboie moins."

"Nous avons tout essayé pour qu'il cesse d'aboyer. Nous avons même acheté un appareil qui envoie des signaux pour calmer les chiens et les faire arrêter d'aboyer. Mais cela n'a pas fonctionné avec notre Bo."

Pour le vétérinaire, l'euthanasie était la seule solution pour éviter que les problèmes de Gerda avec son voisinage ne s'enveniment, elle qui vit là depuis 1976 . "Je voulais quand même donner à Bo une chance de continuer à vivre. Mais en même temps, je ne voulais pas de querelle avec les voisins et sous leur pression, j'ai dû le laisser partir (...) J'ai encore un chien mais celui-ci, ils ne me l'enlèveront pas", explique, encore très émue, la sexagénaire auprès de nos confrères.

Après avoir euthanasié Bo, Gerda Ooms a déposé une lettre dans toutes les boîtes aux lettres de son quartier afin d'indiquer à ses voisins qu'ils ne seront plus ennuyés pas les aboiements du chien. Une lettre fièrement partagée par l'une des voisines sur les réseaux sociaux. "Si je le pouvais, j'envisagerais immédiatement de déménager (...) À l'époque, quand mon mari était vivant, tout le monde se parlait. Aujourd'hui, les gens envoient des lettres anonymes ou postent sur les médias sociaux. J'espère que mon histoire incitera les autres à se parler avant d'inventer des actions qui peuvent avoir de graves conséquences."