C'est ce qu'a déclaré la police locale de la zone de Neteland, qui affirme s'être rendue sur place afin de libérer et interpeller les militants. Ces derniers ont réussi à paralyser les activités d'abattage de l'entreprise pendant près de quinze heures. Si le motif concret de l'action de désobéissance civile n'est pas encore connu, les activistes avaient sur eux des brochures attirant l'attention sur la souffrance animale. Le groupe de militants, notamment composé de Belges, Français, Italiens et Portugais, s'est probablement introduit dans le périmètre de l'entreprise par les grilles restées ouvertes pour les allers et retours des camions.

"Ils ont sans doute attendu qu'une porte soit ouverte afin d'entrer dans l'entreprise", indique Dirk Van Peer, de la police locale de Neteland. "Ils se sont ensuite dispersés et enchaînés".

Appelée sur les lieux, la police locale a demandé l'aide d'une équipe policière fédérale expérimentée en ce genre d'actions. "Les militants n'ont pas résisté activement, mais n'ont pas non plus coopéré, ce qui a ralenti l'intervention", affirme M. Van Peer. "Ils ont été conduits aux postes de police locaux", d'où ils devraient être libérés après identification et audition.

Les activités d'abattage de l'entreprise Vanlommel ont été interrompues pendant quinze heures en raison de l'action des activistes.