L’instauration d’une taxe kilométrique en Flandre ? Suite à une indiscrétion, le sujet qui fâche est revenu à l’avant-plan ces derniers jours et fait très vite le tour de Flandre. 

Il n’en fallait pas tant pour que le bouillant Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, réagisse au quart de tour, clamant que l’automobiliste flamand était aujourd’hui déjà pressé comme un citron. La rumeur a surtout fâché Bart De Wever, président de la N-VA, qui a cru utile d’intervenir au journal télévisé de VTM pour clarifier les choses, l’essentiel étant de calmer les esprits. Certes, en période électorale, les langues se délient plus facilement. Tout sujet qui touche au portefeuille des électeurs est sensible, forcément. C’est Ben Weyts (N-VA), ministre flamand de la Mobilité, qui avait lancé l’idée de cette taxe au kilomètre censée faire diminuer les embouteillages sur les routes en Flandre. Une taxe, mais quelle taxe ? Le principe est que l’automobiliste paie une redevance au pro rata des kilomètres parcourus. La mesure ne devait pas avoir d’impact sur le budget et, surtout, ne devait pas être perçue comme un impôt supplémentaire pour les citoyens.

Une étude arrivera après les élections

Une étude avait été commandée mais ne sera disponible que… fin juin, en clair, un mois après les élections. Dans l’intervalle, certains éléments de l’étude semblent confirmer que cette taxe coûtera plus cher aux automobilistes. La fuite a aussi déclenché une levée de boucliers de l’Open VLD qui, bien sûr, est nettement contre cette taxe kilométrique. Taxe très impopulaire qui, aux dires des experts, est pourtant l’unique moyen de désencombrer nos routes.