Les boues de dragage refont surface...

Michel Urbain (MDB) s'est dit offusqué d'apprendre par la presse plutôt que par le conseil communal l'état d'avancement du projet de boues de dragage à Laplaigne, sur le site de la Grande Prairie, rive droite de l'Escaut. Séchées, ces boues provenant de l'Escaut (uniquement ?) seront ensuite valorisées ailleurs. "

Geoffrey Devaux

Michel Urbain (MDB) s'est dit offusqué d'apprendre par la presse plutôt que par le conseil communal l'état d'avancement du projet de boues de dragage à Laplaigne, sur le site de la Grande Prairie, rive droite de l'Escaut. Séchées, ces boues provenant de l'Escaut (uniquement ?) seront ensuite valorisées ailleurs. "Un centre de traitement des boues de dragage par un procédé de lagunage interdit dans plusieurs pays est bien accueilli par Brunehaut ! Or, d'autres communes n'en ont pas voulu. Mais Brunehaut si. Au niveau de la procédure, vous avez été discrets. Pas de trace d'enquête commodo incommodo, pas de traces de l'avis du parc. J'ai eu quelques pièces comme votre lettre du 20 mars 2008 demandant une convention stipulant des compensations financières pour les modifications apportées au dossier initial ! Oseriez-vous financer votre politique de travaux démesurée sur le compte de la santé de tous ? Car le dossier initial est modifié. Des boues de catégorie B sont devenues A et B par un ajout subtil. Et les normes garantissant l'étanchéité des bassins ? On parle ici de 20 années de traitement et de 55 000 m3 de boues dont personne ne veut ailleurs ! Eclairez-nous sur ce projet lors d'un conseil communal avec des spécialistes."

Le maïeur, Pierre Wacquier, explique que ce dossier avait fait l'objet en son temps d'un accord entre partis politiques. "Vous faites ressurgir un monstre du Loch Ness. Mais vous n'étiez pas présent autour de cette table, M. Urbain. Même Ecolo avait dit oui. En 1998, la Région wallonne prévoyait un CET, centre d'enfouissement technique, à Hollain. Le conseil et les riverains s'y étaient opposés. Des sites alternatifs ont été proposés et en 2000, le Met disait OK pour Laplaigne. En 2002, le Gouvernement wallon demandait l'octroi d'un permis. L'étude d'incidences et toute la procédure ont été effectuées dans les règles. On ne parlait plus de CET mais de centre de regroupement de boues de dragage. Le permis unique a été délivré en 2005. Nous avons eu tous nos apaisements. Le Met a ensuite demandé une prolongation du permis avec éventualité d'ajouter des boues de classe A, non polluées, à des boues B, polluées. Cette solution n'a pas été retenue."

Bref, des boues de classe B, donc polluées, transiteront par Laplaigne. "Seule la voie de halage sera utilisée par les camions. Il faut favoriser le transport fluvial et ici, c'est le cas. L'impact paysager sera limité."