André Henry: le récit d’une épopée

L’ex-délégué de la FGTB s’est livré dans un roman autobiographique.

André Henry: le récit d’une épopée
M. Co. (Stg)

Samedi, André Henry et Léon Stas, ex-délégué principaux à la Centrale générale (FGTB) se présentaient en tant que témoins du combat des verriers carolos. Une épopée riche en rebondissements pour les deux compères.

Si l’auteur de "L’Epopée des verriers du Pays noir" n’est autre qu’André Henry, celui-ci a eu la bonne idée de s’entourer de personnages compétents afin de relater une des histoires les plus importantes du mouvement ouvrier carolo, belge ou encore européen. Ainsi, Céline Caudron et Denis Horman venaient éclaircir les côtés troubles d’un récit poignant et autobiographique.

Léon Stas, ami de l’auteur, ne cachait pas son émotion : "Lorsque André m’a annoncé qu’il désirait rédiger un bouquin de notre combat, je n’ai su cacher mon émotion. Il faut dire qu’à cette époque, il s’agissait du premier mouvement ouvrier dans le monde des verriers."

Une véritable révolution

Le nom d’épopée n’est pas exagéré. André Henry n’aime pas se faire marcher sur les pieds. Ainsi, lorsqu’au sein de Glaverbel-Gilly, il constate des inégalités, il n’hésite pas à monter sur ses grands chevaux et à forcer le destin. Les grèves de 73, 74 et 75 en sont les preuves. Une révolution du monde syndicaliste. Mais également de l’Onem. "Après la faillite de Glaverbel-Gilly, nous étions contraints de suivre une formation afin de retrouver un emploi. Un emploi, nous étions pour. Mais pas dans n’importe quelles conditions", soulignait André Henry, un brin nostalgique.

C’est ainsi que l’homme a pu mener un combat quotidien et a permis à l’histoire ouvrière de vivre un des tournants les plus importants de son histoire. "Aujourd’hui, grèves et autres contestations sont de moins en moins présentes. La faute aux usines… Elles sont de moins en moins nombreuses", rigolait Léon Stas.

De son côté Jean Daems, acteur important dans le quotidien d’André, lançait des fleurs aux auteurs. "Un récit poignant, unique et fort. L’histoire d’une vie qui se lit d’une traite. Il n’est pas utile de relater ces faits. Les lire permet de prendre conscience de l’ampleur de ces mouvements et de la volonté d’André et sa bande de changer les choses."

Une des femmes présentes dans l’assemblée concluait : "J’ai participé à ces mouvements. Ils étaient uniques. Je n’ai jamais rien connu de tel. Aujourd’hui, nous ne voyons hélas plus cela. Quant à André et Léon ? Deux sacrés cracks. Pas surprenant que leur surnom soit les deux compères…"

Sur le même sujet