Faute de moyens, l’asbl "Chats Sans Toit" pourrait disparaître

"Chats Sans Toit" recueille les chats abandonnés depuis plus de 13 ans.

R.Sa.
Faute de moyens, l’asbl "Chats Sans Toit" pourrait disparaître

"Chats Sans Toit" recueille les chats abandonnés depuis plus de 13 ans.

Tout a commencé le 6 janvier 2001 pour Gisèle Woiemberghe et son asbl Chats sans Toit. "J’habitais encore à Mons à cette époque", explique l’amoureuse des chats. Depuis, Gisèle a déménagé sur la route de Mons-Maubeuge dans la commune de Quévy. Mais son combat ne s’est pas pour autant arrêté. "Il y avait une maison en ruine à côté de notre garage. Une famille de chats s’y était abritée. Malheureusement, des gens mal intentionnés boutaient régulièrement le feu à la bâtisse. Un jour, j’ai retrouvé un chat mort brûlé et son chaton à l’agonie. Je l’ai recueilli pour le soigner. Depuis, je ne me suis plus arrêtée".

La main sur le cœur , l’ex-montoise décida alors de créer sa propre asbl pour venir en aide à ces malheureux minous. "Il fallait mettre sur pied une structure pour faire entendre notre voix et défendre ces pauvres animaux."

Treize ans plus tard, l’asbl bat de l’aile. Entre le coût de la nourriture et de la litière, les frais de vétérinaire et le prix des stérilisations, Gisèle est obligée de puiser dans la pension de son mari pour renflouer les caisses de son association. C’est que, sans subvention, les rentrées financières de l’asbl sont de plus en plus rares.

Aujourd’hui, afin de trouver une solution, un appel à la solidarité est lancé. "J’héberge une cinquantaine de chats dans mon domicile. Cela fait néanmoins quelque temps que je dois ralentir le rythme. Je n’ose plus m’engager vis-à-vis d’eux, de peur de ne pas savoir subvenir à leurs besoins."

Un an pour trouver des fonds

Outre les problèmes financiers de Chats Sans Toit, Gisèle est tracassée par des ennuis de santé. "Je souffre d’une fibromyalgie. Mes chats sont un de mes moteurs. Si jamais je devais m’en séparer, je ne sais pas de quelle façon je réagirais… Je suis content qu’ils soient chez moi. Ils sont tellement reconnaissants. Tous les jours, ils me rendent l’amour que je leur porte."

Si Gisèle et ses félins ne trouvent pas de nouveaux parrains, l’asbl fermera ses portes dès 2015. "Je me laisse encore un an pour trouver des fonds. S’il n’y a pas d’évolution je devrai stopper mon activité." Pour attirer les éventuels donateurs, Chats Sans Toit organise une journée portes ouvertes qui aura lieu les 11 et 12 octobre prochains.