Saint-Ghislain: un projet neuf pour le centre

L’installation de commerces éphémères dans le centre-ville est à l’étude.

GRAND RUE CELLULES VIDES SAINT GHISLAIN
GRAND RUE CELLULES VIDES SAINT GHISLAIN ©AVPRESS
Emeline Berlier

C’est un constat qui n’a échappé à personne. Tout comme à Mons ou à La Louvière, les commerces du centre-ville de Saint-Ghislain souffrent. Les cellules commerciales se vident petit à petit et personne ne se bouscule pour prendre la place.

Inquiet de cette situation, le groupe d’opposition cdH-MR-Ecolo-ACI a interpellé le bourgmestre, Daniel Olivier (PS), afin de savoir si la ville envisageait la possibilité de favoriser l’apparition de magasins éphémères et, si oui, sous quelles conditions.

Mais comme d’autres , Saint-Ghislain n’en est qu’à ses balbutiements. "Nous avons soumis l’idée au conseil d’administration du syndicat d’initiative, mais nous n’en sommes pas vraiment plus loin", a avoué le bourgmestre.

"Peu de villes ont concrétisé le concept"

"On en parle beaucoup mais peu de villes ont concrétisé le concept. Nous prenons actuellement nos renseignements pour respecter le cadre juridique qui se trouve derrière. D’après les premières informations, il serait possible de signer un bail à titre précaire et ainsi éviter d’être soumis aux lois commerciales."

Si le phénomène venait à se généraliser dans la cité de l’Ourse, certaines conditions devraient être respectées. "On favoriserait le commerce local et les filières courtes. Les plus petits commerces pourraient se tester sur une période de trois mois pour voir si les chalands accrochent."

Et le bourgmestre est clair : il voudrait que les commerces éphémères soient une rampe de lancement. "La location serait gratuite, seules les notes de chauffage, d’électricité et les assurances seraient à charge du locataire. Tout est à l’étude mais l’argent est là. Nous pouvons assurer les loyers durant un an."

Dans un premier temps, une seule cellule serait dédiée au concept. "L’objectif n’est pas de louer tous les commerces de la rue. Mais celui qui réussirait pourrait s’installer dans un autre établissement."

"Quid de la concurrence ?"

Pour l’opposition, la question de la concurrence se pose cependant. "Le projet est louable, mais quid de la concurrence ? Il faut s’assurer que les produits ne fassent pas de l’ombre aux commerçants établis qui paient leurs charges et un bail."

Un argument balayé par Daniel Olivier qui assure que les périodes, très courtes, de location ne permettront pas d’instaurer une forme de concurrence déloyale. Pour l’heure, rien n’est officiel mais les socialistes étudient la faisabilité du projet.

Un projet qui aurait tout intérêt à aboutir pour redynamiser le centre-ville qui se meurt.