La Ville de Charleroi prend les devants

Face à l’offensive hivernale, la Ville de Charleroi ne lésine pas sur les moyens.

Camion d'épandage de sel en région liégeoise.
Camion d'épandage de sel en région liégeoise. ©Bruno Devoghel
D.A.

Depuis le début de l’offensive hivernale, le service Voirie de la ville de Charleroi est sur le pied de guerre.

"Nos équipes sont sorties dès les premières chutes de neige, vendredi dernier", explique l’échevin de tutelle Eric Goffart (CDH).

Etant donné le coup de froid de dimanche à lundi, elles ont été remobilisées dès 3 heures du matin. Elles restent en mode vigilance.

En termes de moyens humains et matériels, le service dispose de 11 camions correspondant au nombre de circuits prioritaires. Il est, en effet, impossible de déneiger et de saler l’ensemble du réseau d’une longueur de 660 kilomètres.

Raison pour laquelle la ville a élaboré ces itinéraires en concertation avec la police de Charleroi et les services du TEC. Dès que l’alerte est donnée par le chef de secteur ou à la demande de la police, les équipes se relaient sur le terrain.

Au total, 45 agents sont affectés au déneigement du réseau : ils démarrent dès que la garde hivernale est déclenchée.

Un accès à météoroute

En cas de risque de gel ou de neige, le chef de secteur analyse l’opportunité d’intervenir, soit d’initiative, soit en réponse à une demande de la police.

Chacun possède un accès à météoroute. Il s’agit d’un logiciel, développé par le SPW, d’aide à la décision quant aux prévisions climatiques et à l’évolution du temps.

Les réserves de sel sont actuellement suffisantes pour affronter la neige et le verglas. Comme l’explique Eric Goffart : "Le véritable stock de la ville est chez le fournisseur. Dans le cadre du marché pluriannuel que nous avons conclu, l’approvisionnement s’opère au fur et à mesure : au budget, la dépense s’établit à 89 000 euros par an", explique-t-il.

Veiller au bon état de son trottoir

"Les dispositions nous permettent de commander pour des montants supérieurs, afin d’assurer la sécurité des automobilistes sur le réseau routier ainsi qu’au niveau des entrées des bâtiments publics (NdlR : écoles, crèches, maisons communales annexes, etc.)."

Sous l’ancienne mandature, le marché était annuel. Bien évidemment, la quantité de sel nécessaire dépend des conditions climatiques.

A titre d’exemple, ces deux dernières années, la consommation a été très faible, vu les hivers cléments que l’on a connus. L’hiver 2012-2013 avait, quant à lui, été beaucoup plus rude avec environ 2 000 tonnes de sel déversées.

Il est important de rappeler que les riverains ont des devoirs en cas de neige ou de verglas.

Le règlement de police leur impose de veiller au bon état de leur trottoir : ils sont tenus de dégager un passage suffisant devant leurs habitations, en salant au besoin.