La ville de Charleroi compte près de 2600 logements vides

Les services des finances en ont identifié 1 078 pour l’exercice fiscal 2013.

La ville de Charleroi compte près de 2600 logements vides
Didier Albin

Une enquête du Centre d’étude en habitat durable a confirmé le chiffre : il y a à Charleroi un peu plus de 2 600 logements vides, soit 2,6 % du patrimoine locatif.

Sur le marché immobilier privé, le calcul s’établit à partir du nombre de taxes enrôlées pour des immeubles inoccupés. Selon l’échevine du Logement, Ornella Cencig (MR), les services des finances en ont identifié 1 078 pour l’exercice fiscal 2013.

"A ce jour, 31 % des contribuables sont en ordre de paiement. Les autres dossiers sont en contentieux", indique-t-elle dans sa réponse à la question de Xavier Desgain (Ecolo).

Il y a aussi le secteur public : le dernier recensement de la Sambrienne établi au 31 mars fait état de 1 358 logements inoccupés, parmi lesquels 597 font l’objet de travaux lourds de rénovation, 109 sont mis en vente et 194 autres sont en cours d’attribution.

Dans les anciennes communes

Alors que l’ASBL Solidarité nouvelle dénonce une augmentation spectaculaire des squats (NdlR : surtout dans les anciennes communes de Charleroi, où elle en a repéré une centaine), l’échevine du Logement rappelle les politiques menées par sa majorité pour favoriser la remise des biens sur le marché locatif : outre la taxe dont le rendement a été évalué à 993 000 € pour 2013, elle rappelle l’existence de la réquisition douce et la prise en gestion de logements par l’agence immobilière sociale.

En outre, de nouveaux dispositifs sont apparus : un capteur de logements a été recruté pour convaincre les propriétaires de mettre leurs biens en gestion. Quant au projet pilote Housing First initié par Maggie De Block, ses résultats sont plus qu’encourageants.

La hausse du nombre de squats

A Charleroi, il a permis de resédentariser 24 SDF. Et ça marche, selon le président du CPAS, Eric Massin (Parti socialiste). Selon lui, la hausse du nombre de squats n’est pas la conséquence d’une diminution des nuitées dans les infrastructures d’accueil du relais social. Leur nombre s’est stabilisé par rapport à celui de 2014.

Plutôt que de répondre à la problématique du sans-abrisme par une augmentation de la capacité d’hébergement en abri de nuit, Eric Massin mise sur des alternatives innovantes comme Housing First ou le capteur de logements.


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