Le torchon brûle entre Fleurus et la SNCB

Le torchon brûle entre Fleurus et la SNCB
M. Co.

Fleurus L’occupation de la salle des pas perdus est toujours au centre du débat.

Verra-t-on un jour une issue au dossier de la salle des pas perdus de la gare de Fleurus ? Plus le temps passe, plus les incertitudes entourant le sujet sont nombreuses. La conseillère Laurence Hennuy (Ecolo) a de nouveau évoqué le sujet, en faisant écho aux interrogations qui avaient été émises en septembre dernier. "La SNCB a-t-elle réagi ? Quelles seront les suites données au dossier ?", s’est interrogée la conseillère d’opposition.

Taxer la salle des pas perdus, vide et fermée

"C’est un fameux dossier, entame le bourgmestre, Jean-Luc Borremans (PS). Je suis offusqué de la réaction de la SNCB." Les précisions du premier citoyen fleurusien sont simples : "La SNCB veut nous entuber (sic) : elle souhaite que la commune prenne en charge toutes les responsabilités et les frais. Mais en imposant des restrictions. Nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons dans ce bâtiment."

On l’aura aisément compris, l’entente entre la Ville et l’institution est loin d’être cordiale. "Depuis lors, nous avons demandé à la SNCB de se remettre à table. Mais depuis septembre, c’est le silence radio." Difficile, dans ces conditions, de trouver un terrain d’entente.

Dans l’absolu, la commune envisage de taxer la salle des pas perdus qui est aujourd’hui vide et fermée. "Il s’agirait d’une taxe similaire à celles des immeubles inoccupés. Il faut toutefois savoir que la SNCB pourrait être exonérée de cette taxe", intervient Francis Lorand (PS), échevin des Finances.

En conclusion, aucun accord définitif n’a été trouvé. Par contre, ce sont les navetteurs qui trinquent lorsqu’il s’agit d’attendre leur train dans le froid. Et au rythme auquel le dossier évolue, il y a fort à parier qu’aucune solution ne soit trouvée d’ici les prochains mois, voire prochaines années. "Nous allons recontacter la SNCB", termine Jean-Luc Borremans.