Un juge de paix carolo dénonce l'éloignement de la justice

Un juge de paix carolo dénonce l'éloignement de la justice
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Le juge de paix carolorégien Jules Malaise vient de pousser un coup de gueule lié à la suppression, devenue effective vendredi, de deux des onze cantons des justices de paix de l'ancien arrondissement judiciaire de Charleroi. C'est la loi du 25 décembre 2017 rationnalisant les justices de paix qui est à l'origine des changements. Le 12 décembre 2018, le ministre de la Justice a fixé la date d'entrée en vigueur des nouvelles dispositions au 1er février.

Concrètement, le canton de Fontaine l'Evêque a été supprimé et les limites du 2e canton de Charleroi ont été fortement modifiées, relève M. Malaise, qui ajoute que tout cela a entraîné des déménagements de personnel, de dossiers, de matériel et d'archives à Fontaine l'Evêque, à Gosselies, à Jumet et à Charleroi, où le 2e canton va accueillir le 3e.

"La justice de proximité s'éloigne"

Résultat des courses: les juges de paix, qui ont déjà vu leur compétence matérielle élargie, puisqu'ils sont désormais appelés à traiter les litiges portant sur des sommes allant jusqu'à 5000 euros et non plus 2500, verront leur charge de travail augmenter en raison de l'accroissement (entre +23 et +42%) de la population intégrant les cantons remaniés.

Commentaire de M. Malaise: "la justice de proximité s'éloigne de plus en plus et devient une justice de masse, où seul importera le nombre de dossiers 'clients' traité." Pas sûr que ces clairvoyantes observations émeuvent beaucoup Koen Geens, le ministre CD&V de la Justice.