Le fondateur de Pairi Daiza, Éric Domb, répond à ses détracteurs

ERIC DOMB LE FONDATEUR DU PARC PAIRI DAZA REPOND A SES DETRACTEURS

Le fondateur de Pairi Daiza accuse les opposants à la route N56b de propager des contrevérités.

Alors que l’enquête publique relative à la construction d’une nouvelle route d’accès à Pairi Daiza touche déjà à sa fin (22 février), les Brugelettois viennent de recevoir dans leur boîte aux lettres un prospectus au travers duquel la direction du parc, à l’origine de la demande de permis, développe ses arguments en faveur de ce projet controversé par une partie de la population.

C’est un procédé vu d’un très mauvais œil par les opposants du collectif Pays Vert qui reprochent au parc de faire sa propagande en pleine enquête publique. Ces derniers estiment que le folder en question est un tissu de désinformation et de manipulation du public.

De leur côté, les responsables du domaine animalier de Cambron-Casteau répliquent en affirmant que les protestataires sont minoritaires, tout en les accusant d’avoir usé ces derniers mois d’amalgames et de raccourcis pour tenter de justifier l’inutilité de cette future liaison routière.

Via ce toutes-boîtes, Éric Domb et son équipe en profitent pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme autant de contrevérités. "L’accroissement du charroi dans les villages bordant Pairi Daiza s’explique par la seule attractivité du parc. Si cette nouvelle route voit le jour, elle n’amènera pas plus de trafic mais entraînera un déplacement du trafic existant concernant 419 habitants vers un axe qui n’en comporte qu’une quinzaine. Le parc n’a pas besoin de cette route pour continuer à se développer. Celle-ci a pour seul et unique but de décongestionner les villages du trafic automobile pour y apporter plus de tranquillité et de sécurité."

Les gestionnaires du parc nient, par ailleurs, être des partisans du tout à la voiture. "Si la création de la nouvelle route va de facto améliorer la mobilité douce dans les localités situées au nord du parc, elle ne modifiera en rien notre volonté de continuer à promouvoir les moyens de transport alternatifs à la voiture."

Ils insistent encore sur le fait que le tracé proposé par le SPW a été étudié de manière à présenter le plus faible impact sur l’environnement. "Celui-ci se situe en grande partie sous une ligne à haute tension et le long de la ligne TGV pour réduire au maximum les nuisances visuelles et l’emprise sur les terres agricoles."