Maison de réinsertion à Marcq : pas de gros délinquants

Maison de réinsertion à Marcq : pas de gros délinquants
©Bruno Deheneffe

La Ville va informer et rassurer la population avant l’ouverture de cette structure unique en Wallonie.

Le collège communal a fourni des précisions sur la maison de réinsertion qui ouvrira ses portes en janvier 2020 le long de la chaussée d’Ath, à Marcq. Cette première structure du genre en Wallonie accueillera une quinzaine de détenus en fin de peine durant un séjour de six mois maximum en vue de les réinsérer dans la société.

Rassurer la population

L’échevine en charge de la cohésion sociale tient d’emblée à rassurer la population locale quant au profil de ces derniers. "Il ne s’agira évidemment pas de délinquants condamnés pour des faits de mœurs (viol, pédophilie), d’homicide volontaire (meurtre, assassinat), de braquage ou encore de terrorisme", précise Nathalie Vast (Écolo). Ce projet pilote est né de la volonté du ministre de la Justice, Koen Geens, de mettre l’accent sur la réinsertion de détenus ayant fait preuve de leur aptitude et démontré leur volonté de retrouver une vie normale au sortir du milieu carcéral. "Nos voisins néerlandais ont 30 ans d’expérience réussie dans le domaine de la réinsertion. Le gouvernement fédéral (SPF Justice) s’en est inspiré pour financer une maison de transition sur le territoire enghiennois après avoir rencontré des propriétaires privés disposés à louer un bâtiment. Un travail de réinsertion y sera mené en étroite collaboration avec les équipes de la prison de Leuze", indiquent les membres du collège. Et ces derniers d’ajouter que la réinsertion rencontre les objectifs prioritaires du bourgmestre et des échevins de la cité d’Arenberg en s’inscrivant bien dans leur politique de lutte contre la fracture sociale. "Comme toutes les communes de Belgique, les services sociaux de la Ville d’Enghien et de son CPAS sont actuellement confrontés à des prisonniers qui retrouvent la liberté sans aucune préparation. Cette nouvelle maison de transition facilitera leur tâche." Les autorités communales disent comprendre les craintes de certains habitants. Voilà pourquoi des séances d’information sont prévues d’ici la fin de l’année afin de leur permettre de bien comprendre les enjeux de ce projet et le cadre sécurisé dans lequel il s’inscrira.