La commune de Frasnes soutient aussi son milieu agricole

La commune de Frasnes soutient aussi son milieu agricole

Elle a prévu plusieurs rendez-vous pour les fermiers de la région.

La commune de Frasnes a décidé de soutenir ses agriculteurs. Il faut dire que ces derniers sont encore très nombreux à posséder une exploitation sur le territoire de l’entité. En 2017, il en subsistait 189, un chiffre élevé même si, ici comme ailleurs, une ferme sur deux a quasiment disparu en l’espace d’une décennie. "La mauvaise conjoncture économique ne contribue pas à susciter des vocations. Qui plus est, beaucoup de jeunes renoncent à exercer ce métier très exigeant où l’on ne compte pas ses heures", confie la bourgmestre Carine De Saint-Martin (MR).

Trois rendez-vous

Cette dernière ainsi que l’échevin Pierre Bourdeaud’Huy, lui aussi agriculteur en charge de cette matière, ont imaginé en cette période hivernale un premier cycle de trois rendez-vous en collaboration avec le parc naturel du Pays des Collines. Le premier est fixé ce 21 janvier, à 19 h 30, à la maison de village d’Anvaing et portera sur les phytolicences dont l’obtention est obligatoire pour utiliser ces produits, moyennant un cycle de quatre formations tout en étant valable sur une durée oscillant entre trois et cinq ans. "Un spécialiste viendra détailler la législation relative au remplissage et au nettoyage du pulvérisateur ainsi que le respect des zones tampons en Wallonie. Deux autres experts expliqueront les nouveautés en la matière mais aussi la mise en place de plus de pratiques écologiques", commente Carine De Saint-Martin. Le 12 février prochain, à la maison de village d’Arc cette fois (19 h 30), l’exposé traitera du bail à ferme qui vient de faire l’objet d’une importante réforme, tant pour le propriétaire que pour celui louant des terres.

Vivre en harmonie

Enfin, le 12 mars, à 19 h 30, sera projeté le film Au nom de la terre (avec Guillaume Canet), en lien direct avec l’évolution du secteur agricole et les drames humains susceptibles d’en résulter. Pour la première dame de l’entité, ce long-métrage est aussi l’occasion d’évoquer les tensions qui règnent parfois entre le monde rural et les villageois. "La cohabitation n’est plus la même qu’autrefois. Il n’est pas rare que des gens se plaignent de nuisances olfactives suite à l’épandage de lisier à une date un peu plus précoce alors que celle-ci est parfaitement légale. Il arrive que d’autres ne supportent pas le bruit des moissonneuses lorsque celles-ci travaillent la nuit", déplore Carine De Saint-Martin tout en étant consciente que chaque partie doit faire un effort pour vivre en harmonie