Mons-Borinage: le personnel soignant manifestera ce mardi

À midi, le personnel des hôpitaux EpiCURA Hornu-Baudour et du CHR Warquignies-Saint-Joseph sortiront manifester leur mécontentement.

Mons-Borinage: le personnel soignant manifestera ce mardi
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E. Brl.

À midi, le personnel des hôpitaux EpiCURA Hornu-Baudour et du CHR Warquignies-Saint-Joseph sortiront manifester leur mécontentement.

En première ligne depuis le début de la crise, le personnel soignant est à bout de souffle et réclame enfin plus de considération. Pour taper sur le clou et enfin être entendu, les travailleurs et leurs représentants syndicaux organiseront ce mardi des actions dans les différents hôpitaux de la région. Objectif, rappeler qu’il faut désormais que les discours laissent place aux actes concrets et durables.

"La population a reconnu le travail de ces travailleurs, les politiques ont exprimé leur volonté de soutenir le secteur. L’après Covid-19 doit être à la hauteur des attentes et des engagements pris : une aumône, ils n’en veulent pas. Ils ont tout donné, ils ne lâcheront rien !", précise d’emblée le SETca Mons-Borinage.

Concrètement, ce mardi à midi, le personnel des hôpitaux EpiCURA Hornu-Baudour et du CHR Warquignies-Saint-Joseph sortiront pour manifester leur mécontentement "face à la politique de restriction qui a été menée ces dernières années dans le secteur des soins de santé." Le syndicat précise qu’il ne sera pas question de simplement demander la suppression de deux arrêtés royaux mais "de demander un financement structurel permettant d’améliorer les conditions de travail et salariales."

Le 18 mai dernier, le SETca avait déjà déposé un préavis de grève pour le secteur fédéral de la santé et réclamait le retrait de deux arrêtés royaux portant sur la réquisition et la délégation élargie d’actes pris dans le secteur infirmier ainsi que la mise en place d’un nouveau plan d’attractivité pour le secteur. À l’issue d’une rencontre avec les organisateurs syndicales privés-publics, les ministres de la santé, de l’emploi et du budget avaient pris deux engagements.

À savoir le retrait desdits arrêtés et une juste reconnaissance du secteur au sein de la société. "Il faut mettre dès à présent en place des solutions concrètes et durables qui revalorisent les conditions de travail et de salaire pour rendre le secteur attractif. Cela signifie plus de bras, de meilleurs salaires, la garantie de disponibilité des équipements de protection pour tous, la protection de la santé physique et mentale, la garantie de l’équilibre entre travail et vie privée, de moins de stress et de plus de temps au chevet des malades."

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