Mons: la petite école buissonnière épargnée par la crise

L'école n'accueille que quelques élèves et envisage donc la rentrée scolaire avec beaucoup de sérénité.

Mons: la petite école buissonnière épargnée par la crise
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E. Brl.

L'école n'accueille que quelques élèves et envisage donc la rentrée scolaire avec beaucoup de sérénité.

En septembre 2019, la petite école buissonnière ouvrait ses portes pour la première fois. Fondée par des parents déçus de l’enseignement traditionnel, elle accueille désormais quelques enfants âgés entre 2,5 ans et 5,5 ans. Autant écrire qu’en cette période de crise, de nombreux parents pourraient décider de se tourner vers ce type de structure alternative, où toute la place est laissée à l’enfant, qui évolue à son propre rythme.

Dans des classes bondées, les institutrices font évidemment leur possible mais ne disposent en effet que de peu de marge de manœuvre pour s’adapter au rythme de chaque enfant. "Il n’est en effet pas impossible que la crise que nous vivons donne lieu à une prise de conscience que l’école, telle qu’elle est organisée aujourd’hui, ne peut s’adapter aux besoins de chaque enfant", explique Benoît Ost, responsable de l’asbl La petite école buissonnière.

Tous ne pourront évidemment pas se tourner vers pareil établissement privé, forcément plus coûteux. "Notre grande force réside dans le fait de n’accueillir que peu d’enfants. Huit sont déjà inscrits pour la rentrée scolaire de septembre, nous pourrions en accueillir deux ou trois de plus. En petits groupes, les enseignants peuvent réellement prendre le temps de s’occuper de chacun et de les comprendre. C’est un luxe que personne ne peut s’octroyer dans l’enseignement traditionnel."

Tout au long de cette crise, la direction a eu à cœur de respecter les mesures édictées par le gouvernement. "Nous n’avions maintenu la garderie que pour une petite fille dont la maman est médecin. Aujourd’hui, la demande est plus forte, nous accueillons six enfants. Et nous nous réjouissons d’apprendre que les cours pourront reprendre normalement dès la semaine prochaine. En tant que petite structure, nous envisageons cela avec beaucoup de sérénité."

Au contraire de nombreux parents et enseignants du réseau traditionnel, qui peinent à comprendre les décisions prises par le gouvernement : mercredi soir, ce dernier décidait en effet de permettre un retour en classe tant en maternelles et en primaire, avec des mesures de précaution fortement assouplies, bien loin de ce qui avait jusqu'ici été prévu.

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