Individu blessé lors d'un contrôle musclé dans une habitation à Tournai: la police donne sa version des faits

Le parquet de Tournai a dévoilé ce lundi la version de la police dans le cadre de l'intervention musclée qui s'est déroulée à la rue Cottrel et où Luc Depret, un tournaisien âgé de 63 ans, en est ressorti blessé.

Individu blessé lors d'un contrôle musclé dans une habitation à Tournai: la police donne sa version des faits
© BELGA
M. Del.

Ce lundi, le parquet de Tournai a communiqué sur l'intervention d'une équipe de la zone de police du Tournaisis qui s'est déroulée le vendredi 1er janvier au sein d'une habitation de la rue Cottrel où se trouvaient quatre personnes. La police avait en effet été appelée suite à des nuisances sonores.

"À leur arrivée, le tapage nocturne était toujours en cours, explique le parquet. Ce constat effectué, une autre équipe a été appelée en renfort. Un policier a tenté de prendre contact avec les occupants des lieux alors que les trois autres ont demeuré en retrait."

Il a alors été signalé à l'homme qui a ouvert la porte le motif de l'intervention. Ce dernier aurait alors tenté de refermer la porte. "Il tenterait également de porter un coup au policier. L'habitante des lieux est intervenue et a demandé à l'intéressé de se calmer et d'ouvrir, ce qu'il fera."

Les policiers ont alors indiqué qu'ils allaient procéder à l'identification de tous les occupants pour établir les procès-verbaux d'infractions en matière de Covid, le ton était alors cordial.

À l'extérieur, ils ont demandé l'autorisation de pénétrer dans le domicile auprès du Parquet. "La personne s'opposant au contrôle serait sortie de l'habitation, poings en l'air, en direction d'un des policiers. Il a dû être maîtrisé et amené au sol en vue de le menotter, il aurait tenté de porter des coups de pied."

C'est là qu'est sorti le second couple. L'homme aurait levé les poings alors que l'habitante des lieux aurait tenté de calmer la situation. Alors que les policiers leur auraient demandé de réintégrer l'habitation, l'homme se serait tout de même dirigé vers les policiers.

"Il sera maîtrisé par un policier grâce à un étranglement sanguin, un acte qui a pour effet de faire perdre connaissance à l'intéressé quelques instants. Il a alors été amené au sol en position assise. La dame du deuxième couple en aurait profité pour agripper l’un des policiers à l’arrière de son gilet pare-balles alors qu’il est en position accroupie et ce, afin de le faire chuter. Une manœuvre aura pour effet de libérer quelque peu le premier homme de l’étreinte pratiquée par les services de police, lequel aurait essayé de porter des coups de pied. Il sera à nouveau maîtrisé."

Une nouvelle fois, la dame du deuxième couple a recommencé son acte pour faire chuter le policier maîtrisant son compagnon. "Cet individu parvient à se dégager et aurait tenté de frapper les policiers. Il sera finalement immobilisé au sol. Malgré cela, il aurait réitéré ses assauts envers les policiers. Aucune arme de poing n’a été exhibée par les policiers lors de l’intervention. Seules des matraques ont été utilisées pour déstabiliser ou maîtriser les individus."

Les deux hommes seront alors privés de liberté et emmenés au commissariat. "L’un des hommes se plaignant de douleurs au poignet sera emmené à l’hôpital. Aucune blessure telle ne sera constatée. Une fois au commissariat, cette personne se plaindra de problèmes respiratoires. Les services de secours seront appelés à 4h03. Il sera ausculté par un médecin du SMUR et emmené à l’hôpital à 4h29. Il le quittera 11 minutes plus tard après avoir signé une décharge."

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