Affrontement entre bandes rivales à Mons et à La Louvière: une réunion de crise organisée ce vendredi

Elle rassemblera les bourgmestres, les zones de police concernées et le procureur du roi.

Affrontement entre bandes rivales à Mons et à La Louvière: une réunion de crise organisée ce vendredi
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E. Brl.

À l’initiative de Jacques Gobert, bourgmestre de La Louvière, une réunion de crise sera organisée ce vendredi, en début d’après-midi, en vue d'élaborer une réponse adaptée aux affrontements qui se sont préparés ce mercredi après-midi à La Louvière, entre bandes rivales montoises et louviéroises. Cette réunion rassemblera le procureur du Roi, le bourgmestre de Mons, le bourgmestre de la Louvière et les chefs de corps des deux zones de police concernées. Objectif : identifier des pistes de solution afin de tuer dans l’œuf l’émergence de pareil phénomène.

“Les événements de La Louvière ont démontré que nous avons eu raison de prendre au sérieux la menace et d’agir préventivement ce samedi, à Mons”, commente de son côté Nicolas Martin, bourgmestre de Mons. “Je pense que nous sommes face à des bandes urbaines et que ce genre de phénomène doit être appréhendé avec la plus grande fermeté, sans angélisme, car ces personnes sont violentes et agissent comme des sauvages, n’hésitant pas à mettre en danger leur vie, celle de leurs compagnons de combat mais aussi celle des citoyens qui occupent l’espace public. Nous ne pouvons pas tolérer pareil comportement dans une société de droit.”

Les enjeux sont évidemment grands, puisque l’histoire semble se répéter. “Nous devons apporter une réponse ferme et immédiate mais elle doit venir de l’autorité administrative et policière, mais aussi de l’autorité judiciaire. C’est dans un état d’esprit de bonne collaboration que nous rencontrerons le procureur du Roi ce vendredi. Nous ne trouverons de solution durable que si la justice est partenaire de la solution.” Bref, pareil affrontement n’a sa place ni à La Louvière, ni à Mons, ni ailleurs.

Pour rappel, la réaction rapide de la police, ce mercredi, a permis d'éviter le pire. In fine, ce sont près de 27 personnes, majoritairement originaires de Mons, qui ont été interceptées.