Succès de mobilisation à Charleroi pour la grève générale

A Charleroi Métropole, la grève est bien suivie, selon le front commun FGTB-CSC qui a appelé à la mobilisation. Tour d’horizon.

Succès de mobilisation à Charleroi pour la grève générale
©Albin - IRE de Fleurus
D.A.

Ce succès de mobilisation s’inscrit dans un contexte sanitaire très rigoureux : "Outre le fait de tenir leurs distances et de porter le masque, nous avons demandé à nos délégations de ne pas mélanger les bulles", indique la secrétaire fédérale CNE du Hainaut Isabelle Wanschoor. Il y a donc moins de renforts aux piquets. 

Le mot d’ordre de maintien en santé va de pair avec le respect des règles de sécurité. Une consigne appliquée dans l’ensemble des secteurs, à commencer par le commerce alimentaire où la majorité des grandes surfaces n’ont pas ouvert leurs portes (Carrefour, Delhaize, Makro, etc.). Des enseignes ont été plus partiellement touchées (Mestdagh, Colruyt). Si Cora a fonctionné normalement en matinée, les syndicats ont appelé des militants à l’action dans un souci d’équité. 

Succès de mobilisation à Charleroi pour la grève générale
©Albin - Hypercarrefour de Bomerée

On le sait : les magasins non essentiels ne fonctionnent plus que sur rendez-vous. Le front commun a mis en place des piquets dans plusieurs chaines, notamment les magasins Action. 

Dans le non-marchand, la grève a été bien suivie : des piquets ont sensibilisé le public à l’entrée de certains hôpitaux comme Notre Dame de Grâce à Gosselies et la clinique de Lobbes. 

La fermeture des écoles a contribué à ce que les gens restent chez eux. Comme l’explique le secrétaire fédéral de la FGTB Charleroi Sud Hainaut Vincent Pestieau, le trafic était pratiquement inexistant aux heures de pointe lundi dans le centre urbain. Et le fait que la quasi-totalité des bus soient à l’arrêt a renforcé l’impression de ville morte. 

Succès de mobilisation à Charleroi pour la grève générale
©Albin - Arcelor Mittal

Selon lui, aucun incident n’a été à déplorer. Ce que confirme son homologue de la CSC Entre Sambre et Meuse Fabrice Eeklaer : dans l’industrie, le mot d’ordre a été très largement suivi. Industeel et Aperam sont restés à l’arrêt. Permanent CNE, Gérald Scheepmans fait état de nombreux piquets dans les entreprises. "Nous avons mis en place un dispositif chez Alstom, une entreprise dont les carnets de commande sont pleins et qui a les moyens de rencontrer les revendications syndicales en matière d’augmentation des salaires." Vu le niveau de chômage, aucune présence n’a été requise à la Sonaca contrairement à la Sabca où un piquet était en place. 

"Nous avons respecté partout à la lettre les mesures sanitaires", insiste Vincent Pestieau. Pas de QG commun avec la CSC, des appels aux travailleurs à rester dans leur bulle, un rassemblement annulé en milieu de matinée au parc Reine Astrid : "Nous avons accordé une priorité absolue à la santé ! Il est important que nos délégations restent pleinement opérationnelles dans les jours et semaines à venir."