Les premiers diplômes universitaires délivrés à Charleroi

Charleroi a enfin rejoint le club des villes universitaires, ce vendredi.

Les premiers diplômes universitaires délivrés à Charleroi
©Albin
D.A.

L’université de Charleroi prend forme. Pour la première fois, des étudiants des bacheliers communs à l’ULB et à l’UMons viennent d’être diplômés. Ils sont douze, un nombre qui peut faire sourire mais qui en annonce des centaines d’autres chaque année.

En présence des vice-rectrices des deux universités, c’est au centre d’action laïque que la cérémonie de diplomation des bacheliers en sciences humaines et sociales d’une part, en sciences biologiques de l’autre, a été organisée ce vendredi. Ces deux cycles d’étude initiés en 2018 ont fait des petits : un troisième bachelier en sciences de l’ingénieur a vu le jour, les cours sont dispensés à l’A6K-E6K où l’ULB a provisoirement installé son secrétariat carolo en attendant l’ouverture du centre universitaire Zénobe Gramme sur le campus des Sciences, des Arts et des Techniques à la ville haute (c’est prévu pour 2023). Et deux masters communs ont suivi : spécialisation en management territorial et développement urbain (Cador) et biochimie et biologie moléculaire et cellulaire (BBMC). L’ambition est de créer un pôle d’activités dans le domaine de l’enseignement, de la formation, de la recherche scientifique, de la diffusion de la culture scientifique ainsi que de la sensibilisation aux métiers scientifiques et techniques.

À ce jour, entre 160 et 170 étudiants sont engagés dans les cursus proposés par l’ULB et l’UMons. À Charleroi, l’enseignement universitaire est soutenu par un accompagnement individuel aux apprentissages, incluant tests de prérequis, remédiations ciblées, examens blancs, divers ateliers et blocus assistés, etc. Les étudiantes et étudiants trouvent en outre un encadrement pédagogique renforcé et un environnement propice à l’apprentissage - présence de chercheurs dans le domaine, d’un FabLab permettant de réaliser des prototypes ou modèles et bientôt des classes et espaces de travail adaptés, sur plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés. De quoi booster un taux de diplomation du supérieur qui reste à la traîne dans la première ville de Wallonie.