Les étudiants montois transportés gratuitement vers leur campus

Il s'agissait d'une action de sensibilisation et de revendication menée par la Fédération des Étudiants Francophones.

Les étudiants montois transportés gratuitement vers leur campus
©D.R.
E. Brl.

Ils sont des milliers, chaque matin, à emprunter les transports en commun pour rejoindre leur université ou haute école et donc à présenter leur titre de transport. Ce lundi, ce dernier est resté bien enfui au fond d’une poche : la Fédération des Étudiants Francophones (FEF) menait en effet une action destinée à dénoncer le coût des études. Pour marquer le coup, les étudiants montois ont pu profiter de bus gratuits, spécialement affrétés pour les amener vers les différents campus de Mons.

Deux navettes étaient ainsi prévues pour circuler toutes les 30 minutes sur deux parcours, entre 7h30 et 18h30. "35 places étaient disponibles dans chaque bus et ce matin, ils étaient systématiquement complets", souligne Lucas Van Molle, président de la FEF. "On souhaitait vraiment mettre sur pied une action coup de poing, originale pour attirer l'attention et sensibiliser un maximum de personnes à la problématique."

Les étudiants montois transportés gratuitement vers leur campus
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À savoir le coût important des études, y compris du transport inhérent à celles-ci, et pour cause : les frais de transport peut représenter un budget de 50 à 499 euros pour les étudiants. "L'action s'inscrit dans une semaine de mobilisation plus large mais les comités locaux mis en place dans le cadre de cette campagne souhaitaient rappeler qu'auparavant, des navettes gratuites étaient à la disposition des Montois pour rejoindre le centre-ville."

Et de poursuivre : "On souhaite vraiment pouvoir obtenir la gratuité des transports en commun et que cela s'applique à tous les étudiants, sans limite d'âge. Aujourd'hui, un étudiant de 26 ne dispose pas des mêmes tarifs qu'un étudiant de 18. Ses réalités sont pourtant les mêmes : il est étudiant et donc sans emploi, ou du moins ne devrait-il pas avoir à travailler pour financer ses études." Le coût du minerval et des supports de cours doit également être revu à la baisse, selon la FEF.

"Nous sommes conscients que la mobilité n'est pas une compétence de notre ministre Valérie Glatigny, mais nous souhaitons la sensibiliser afin qu'elle soit à nos côtés et puisse être un relai vers ses confrères." Toutes ces revendications seront répétées lors d'une manifestation plus importante, prévue le 17 novembre prochain à Bruxelles.