Le roi Philippe, la princesse Élisabeth et le Premier ministre auprès des familles à Strépy-Bracquegnies

Le Roi et le Premier ministre se sont rendus à Strépy-Bracquegnies, ce dimanche, après le drame qui a frappé ce village de l'entité de La Louvière.

U.P.

"Quand le Roi rend visite dans une commune, c'est que c'est grave", indiquait tristement une consœur néerlandophone. Et l'ambiance était effectivement grave et solennelle dans le hall omnisports de Strépy-Bracquegnies, transformé en centre d'accueil des victimes et de leurs proches après avoir été le point de départ d'un cortège folklorique dévasté par un chauffard. À 16 heures, les secouristes à pied d'œuvre depuis l'aube ont reçu la visite du roi Philippe, qui était pour la première fois accompagné de la princesse héritière Élisabeth. Le Premier ministre, Alexander De Croo, la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden, le ministre-Président wallon, Elio Di Rupo, et la ministre régionale Christie Morreale étaient également présents. Certains ont rencontré des familles de victimes avant l'arrivée du souverain.

Une fois le roi des Belges arrivé, les plus hautes autorités du pays ont tenu à huis clos une réunion de travail avec les autorités locales.

Après avoir observé une minute de silence, le Roi, la Princesse et les ministres ont salué la trentaine de secouristes qui ont pris en charge les victimes, leur famille… Pour certains, quand l'adrénaline de la journée est retombée, l'émotion est revenue d'un coup et les larmes n'ont plus pu être retenues. On a assisté à des scènes d'accolades et de réconfort, rappelant un temps où le Covid n'existait pas. La visite du souverain a duré une heure. À son terme, Alexander De Croo s'en est tenu à une brève déclaration. "Ce devait être une journée de fête après la période difficile du Covid, c'est devenu une journée de deuil", a déploré en trois langues le Premier ministre devant un parterre de journalistes extrêmement fourni, dont de nombreux médias étrangers, au grand étonnement de certains. "Nous sommes tous avec la famille et avec les proches des victimes. Nous voulons aussi remercier les services de secours qui ont fait tout leur possible", a poursuivi le Premier ministre.

Devant le hall omnisports, beaucoup voulaient assister à cette visite. "Ça montre qu'ils se soucient de nous, que l'on existe", confiait une femme, émue, comme la plupart des habitants qui ont vu leur journée de réjouissances se transformer en cauchemar.