Lydie, témoin de l’agression au Grand Large de Mons : "Je suis traumatisée, je me refais la scène en boucle dans ma tête"

Alors qu’elle venait profiter du soleil avec une trentaine d’autres jeunes, Lydie D. a vu son week-end virer au drame ce dimanche soir.

F.D.
Lydie, témoin de l’agression au Grand Large de Mons : "Je suis traumatisée, je me refais la scène en boucle dans ma tête"
©BELGA

Le retour du beau temps a donné des envies de sortie à de nombreuses personnes ce dimanche. Certains groupes d’amis avaient alors décidé de se retrouver au Grand Large de Mons pour profiter du soleil en cette fin de week-end. Alors que l’après-midi se voulait conviviale, elle a rapidement tourné au drame lorsqu'un homme à capuche s’est mis à poignarder deux jeunes présents sur place. Lydie D., témoin de la scène, reste choquée de ce qu’elle a vu ce dimanche.

"Une trentaine de jeunes dont moi étions au Grand Large pour profiter du soleil", raconte-t-elle. "D'un coup, nous avons entendu plusieurs personnes hurler. Je me suis alors retournée et j'ai vu un homme agresser un autre avec un couteau. Tout le monde s'est alors mis à courir et à se cacher. J'ai fait de même avant de m'arrêter un peu plus loin en attendant les secours."

A peine cinq minutes plus tard, forces de police, ambulances et SAMU étaient présents sur place. Bien que le suspect ait pu être interpellé, les deux victimes de l'agresseur sont encore entre la vie et la mort. Ces scènes de violence restent encore gravées dans la mémoire de Lydie. "Je suis traumatisée", confie-t-elle. "Je n'ai pas dormi de la nuit. La scène repasse en boucle dans ma tête, c'était vraiment choquant. Voir quelqu'un se faire agresser au couteau est vraiment une horreur."

D'après la zone de police de Mons/Quévy, l'agresseur serait venu parler une première fois à un jeune avant de revenir armé d'un couteau et de s'en prendre à lui ainsi qu'à une autre personne présente sur place. A l'heure d'écrire ses lignes, il est encore impossible de savoir ce qu'ils se sont dit. "Nous l'avons vu arriver avec une capuche mais ne savons pas ce qu'il a dit au jeune présent sur place. Au début, nous pensions qu'il venait nous rejoindre, nous n'avons donc pas prêté plus attention que ça", conclut Lydie.