Dépôts clandestins: comment la Ville de Charleroi nettoie des terrains privés

charleroi Dans le dernier bulletin des questions écrites, l’échevin Dogru chargé de la Propreté rappelle la procédure.

Dépôts clandestins: comment la Ville de Charleroi nettoie des terrains privés
D.A.

Si un terrain sert de dépotoir sauvage, il appartient à son propriétaire de le faire nettoyer. La commune est tenue de s’en charger sur son domaine public : rues, parcs, sentiers, places et espaces de vie. S’il s’agit de parcelles appartenant à des tiers, leur responsabilité est engagée.

C’est ce que rappelle l’échevin Mahmut Dogru, chargé de la Propreté à Charleroi. Dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, il rappelle la procédure en vigueur pour faire évacuer par la Ville les déchets sauvages déposés sur des parcelles privées.

Après en avoir été informée, Charleroi envoie sur place un agent constatateur qui valide la plainte. Il effectue un relevé du dépôt ainsi que des photos et via les données du cadastre, recherche le propriétaire. Un courrier de mise en demeure est envoyé à ce dernier, pour qu’il effectue le nettoyage.

Une fois passé le délai, un contrôle de l’état des lieux est effectué. Si rien n’a été fait, un P.-V. est dressé à l’encontre du propriétaire et envoyé au parquet.

Ce dernier le renvoie bien souvent à la fonctionnaire sanctionnatrice, pour suivi du dossier et application d’une amende. La Ville active alors les mesures d’office, c’est-à-dire qu’elle désigne une entreprise pour procéder à l’enlèvement du dépôt et qu’elle en demande le remboursement au propriétaire du terrain.

Sur le territoire de Charleroi, l'évolution de la cartographie des dépôts clandestins est constante. "Leur nombre oscille entre 200 et 250" avait expliqué l'échevin Dogru dans une précédente réponse écrite du conseil, "ces points noirs se déplacent, varient en intensité".

Des facteurs comme les déménagements, réfections de voirie, projets immobiliers, barrages de certaines portions de routes influencent les mouvements. Pendant les périodes de confinement, les dépôts clandestins avaient diminué. Leur volume est reparti à la hausse par la suite.

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