Arrêté pour voir vendu du cannabis dans la rue, Mario est déterminé à "reprendre ses études"

La consommation de Mario (prénom d'emprunt) a explosé à la suite du divorce de ses parents.

Arrêté pour voir vendu du cannabis dans la rue, Mario est déterminé à "reprendre ses études"
©PIXABAY

Pourtant, rien ne prédestinait le jeune homme à devoir comparaître devant la justice ce mardi matin. Plutôt bon étudiant, Mario a toujours collectionné les bons points dans son option. Consommateur de cannabis depuis 2014, l'étudiant parvenait à gérer sans problème sa consommation. Mais un événement familial a perturbé son équilibre. "Mes parents ont divorcé en 2015 et c'est là que ma consommation a augmenté", confie le jeune majeur. Pour faire plus simple : Mario consommait entre 3 et 5 grammes de cannabis par jour, soit environ une dizaine de joints. Pour financer cette consommation, le jeune homme s'est mis à vendre, dans les rues de Charleroi, tel "un dealer à la sauvette", confirme-t-il.

Aujourd'hui, le jeune homme semble avoir compris que sa dépendance ne le mènera pas très loin dans la vie. "J'ai diminué ma consommation, avant de définitivement arrêter. Je compte reprendre mes études en septembre prochain et j'ai même un entretien d'embauche dans les prochains jours."

Intégration à la CTT

Mario, en compagnie de deux autres personnes, a fait l'objet d'un contrôle en rue. Le vendeur de cannabis a tenté, en vain, de fuir les lieux en abandonnant un sac contenant 50 grammes d'herbe. L'exploitation de son GSM a confirmé l'activité de vente.

Comme tous les 4e mardis du mois, la chambre de traitement de la toxicomanie a ouvert ses portes. Pour rappel, cette chambre particulière permet aux justiciables dépendants aux produits stupéfiants de suivre un programme durant en moyenne 10 mois. Chaque mois, une évolution du dossier et du parcours du membre à la CTT est effectuée. Au bout de la ligne d'arrivée : la possibilité de se sortir de sa dépendance et d'éviter une peine de prison pour l'infraction commise.

Ce mardi matin, Mario a officiellement signé les cinq exemplaires du contrat passé avec la CTT pour être intégré dans le circuit. S'il échoue durant le programme, il risque une condamnation à un an de prison. Peine exemplative et dissuasive requise par la substitute Coduys.

Une première évaluation aura lieu le mois prochain.