Tatiana, étudiante bientôt sans logement: "Difficile d'être acceptée quand on possède des animaux"

Son souhait n'est pas d'occuper un palais 5 étoiles mais de trouver un toit pour elle et ses animaux.

M.P.
Tatiana, étudiante bientôt sans logement: "Difficile d'être acceptée quand on possède des animaux"
©D.R.

Actuellement étudiante, Tatiana, âgée de seulement 23 ans risque de se retrouver à la rue le 25 juin prochain. A la suite de conflits, sa propriétaire ne souhaite plus héberger la jeune femme et ses animaux. "En hiver, elle provoque des coupures de chauffage ou encore d'électricité. Cela devient invivable sans parler, du harcèlement moral que je subis au quotidien. La propriétaire vient régulièrement sonner à la maison en demandant si j'ai trouvé ailleurs. Sa seule envie est que je parte".

"Malheureusement, j'ai déjà fait appel à plusieurs proprios et même des agences. Cependant, mes revenus ne rentrent pas dans les tarifs. En ce qui concerne les particuliers, cela reste difficile d'être acceptée quand on possède des animaux. Pour ma part, il est hors de question de m'en séparer. Mes animaux sont toute ma vie", explique Tatiana Dubois à nos confrères de la DH.

Recherchant un loyer aux alentours de 550 à 660 euros par mois dans la région de Leuze ou encore d'Ath, l'étudiante ne souhaite pas séjourner dans un palais 5 étoiles mais simplement trouver un toit pour elle et ses animaux. "Ils n'ont rien demandé et pourtant, certains propriétaires ont encore du mal à les accepter". Afin de trouver de l'aide plus rapidement, Tatiana s'est également tournée vers le CPAS. "On m'a dit de chercher par mes propres moyens", déclare-t-elle.

"Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve"

La crise économique est par ailleurs, loin d'aider Tatiana. "Ce n'est pas parce que nous sommes jeunes et étudiants que nous ne payons pas nos loyers", poursuit cette passionnée des animaux. "Je suis obligée de me priver de certains plaisirs afin de mettre de côté".

"Aujourd'hui, je vis réellement dans la peur d’être à la rue, de ne plus savoir subvenir aux besoins de mes animaux. A cause de cette situation, je fais des crises d'angoisse et j’ai même développé un syndrome anxio-dépressif. Je ne sais absolument pas ce que l’avenir me réserve".