Les autocaristes de tourisme manquent à l'appel en Wapi: "Nous n'avons jamais connu cela"

La société Leroy, spécialisée dans les voyages en autocars lance un véritable appel à l'aide.

M.P.
Les autocaristes de tourisme manquent à l'appel en Wapi: "Nous n'avons jamais connu cela"
©Stéphanie Lecocq

En cette saison estivale, les destinations pour partir en vacances sont multiples. Après une période compliquée à cause du coronavirus, la population belge souhaite aujourd'hui lever le pied et se dépayser. Pour y parvenir, les moyens ne manquent pas: avion, voiture ou encore bus. Toutefois, les autocaristes spécialisés dans le tourisme manquent à l'appel. Le Forem a d'ailleurs récemment annoncé que 300 places restaient vacantes dans le métier de chauffeur de bus ou de cars sur toute la Wallonie. Un salaire net qui tourne aux alentours de 2300 € net ne semble pas attirer les candidats.


Au sein de la Wallonie picarde, la société Leroy, spécialisée dans les voyages en autocars lance un véritable appel à l'aide. "Nous manquons de personnel à 200 %", indique la responsable. "Nous n'avons jamais connu cela. Il nous manque 3/4 de chauffeurs. Le coronavirus a bien entendu fait beaucoup de dégâts. Avec l'arrêt du secteur du tourisme, certains chauffeurs ont décidé de changer de voie. De plus, cela reste un métier qui engendre des inconvénients au niveau de la vie de famille. Partir à 3h du matin et revenir à 23h du soir, n'est pas à exclure. De ce fait, ils ont pris de nouvelles habitudes et la majorité n'a pas envie de réellement reprendre". Afin de combler ce manque, la compagnie n'hésite pas à publier des annonces à la recherche de la perle rare ou de chauffeurs occasionnels. "Nous sommes obligés de baisser les critères de sélection. Malheureusement, nous n'avons pas le choix. Un chauffeur spécialisé doit répondre à plusieurs caractéristiques. Désormais, si une personne conduit bien et à un minimum de politesse, on fait avec. Fort heureusement, nous comptons effectuer des formations en interne dans les mois qui arrivent".

Face à cette problématique qui existe depuis la reprise du secteur du tourisme. "Nous ne sommes pas les seuls à connaître cette situation, tout le secteur est impacté. Nous devons même refuser des commandes ou des destinations par manque de chauffeurs", conclut la responsable de la société Leroy.