La région de Mons-Borinage toujours boudée par les dentistes

Jacqueline Galant s’est inquiétée des mesures prises par la Région wallonne.

La région de Mons-Borinage toujours boudée par les dentistes
©BELGA

Le sujet revient régulièrement sur la table et pour cause, il concerne tout le monde et relève d’une importance capitale. Comme beaucoup d’autres régions de Wallonie, le Borinage souffre d’une pénurie de dentistes et de médecins généralistes.

La députée Jacqueline Galant (MR) s’en est de nouveau inquiétée auprès de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS), afin de savoir si la région avait connu une évolution positive depuis 2021 et où en était le projet de prime d’installation pour les dentistes en zone de pénurie.

Mme Morreale rappelle que l'exercice de la profession est, dans son écrasante majorité, libéral. "Les dentistes sont donc libres de s'installer où ils le désirent, ce qui explique en partie leur répartition inégale sur le territoire wallon", explique la ministre qui ajoute : "Actuellement, la Région wallonne ne dispose pas de levier pour inciter ces professionnels à s'installer dans une commune plutôt qu'une autre. Nous sommes cependant à l'écoute des associations représentatives de cette profession qui sont représentées au sein de la plateforme de la première ligne wallonne (PPLW) et qui ne manifestent pas, à ce stade, le besoin de mettre en place un dispositif similaire à Impulseo, mais relèvent cependant le vieillissement qui touche la profession à l'instar des médecins généralistes, rendant certains territoires fragiles en termes d'accès aux soins."

La région de Mons-Borinage toujours boudée par les dentistes
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Des ateliers pour dégager des pistes

La ministre indique ainsi que pour l’arrondissement de Mons-Borinage, il y a eu en 2021, 25 nouvelles installations et 10 départs, le plus souvent à la retraite. Grâce à ces installations, deux communes, Mons et Quiévrain, ne sont plus en pénurie. Cinq communes, Boussu, Hensies, Honnelles, Lens et Quaregnon le sont toujours.

Alors, que faire ? En attendant les pistes de solution qui devraient se dégager des prochains ateliers prévus dans le cadre de Proxisanté, la Wallonie a prévu un budget de 400 000 euros pour lancer un projet pilote de quatre unités dentaires mobiles ou légères. "Le Plan national maladies chroniques a lui aussi abordé le thème de la santé bucco-dentaire. Depuis, les concertations avec le pouvoir fédéral, au sein de la CIM Santé, ont permis de mettre en évidence les priorités en matière de santé bucco-dentaire et les pistes d'amélioration. Une des pistes est la formation d'assistants dentaires qui pourrait décharger les dentistes de certaines tâches", ajoute la ministre Morreale.

Enfin, pour les médecins généralistes, la Wallonie compte toujours sur le dispositif Impulseo. "L'Aviq assure la gestion journalière de l'ensemble des subventions aux médecins généralistes depuis janvier 2017, et soutient, via ce dispositif, nombre de médecins œuvrant au sein de maisons médicales", conclut Christie Morreale.