Georges-Louis Bouchez: "Nicolas Martin est un petit dictateur, il ne supporte pas qu'on lui tienne tête !"

Le chef de file de Mons en Mieux ne mâche pas ses mots.

Georges-Louis Bouchez: "Nicolas Martin est un petit dictateur, il ne supporte pas qu'on lui tienne tête !"
©AVPRESS

Il n'aura fallu que quelques minutes à Mons en Mieux pour réagir à la décision de la ville de Mons d'avancer l'heure d'ouverture des séances du conseil communal. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'auprès de Georges-Louis Bouchez, la mesure passe mal. Le chef de file entend d'ailleurs déposer un recours dans les tous prochains jours, et, en tant que président du Mouvement Réformateur, faire son possible pour prendre des dispositions législatives en la matière.

En attendant, le chef de file tire à boulets rouges sur la majorité, et plus encore sur le bourgmestre, Nicolas Martin. "Ce mardi soir, je lui en ai justement touché un mot car j'avais eu vent de cette possibilité. Il m'a répondu qu'une réflexion était menée. Le lendemain de cet échange, on reçoit le communiqué de la ville de Mons. C'est de l'hypocrisie", peste Georges-Louis Bouchez. "Nicolas Martin est tout simplement un petit dictateur qui ne supporte pas qu'on lui tienne tête."

On le sait, des échanges ont déjà été organisés entre le collège communal et les différents chefs de groupe. Jusqu'ici, aucune disposition n'a permis de réduire la longueur des débats. "La solution réside dans un changement de présidence du conseil. À partir du moment où le bourgmestre arbitre et change les règles en fonction des prises de parole, cela ne peut rien donner. Il est le premier à en remettre une couche pour ne pas laisser le dernier mot à l'opposition."

Georges-Louis Bouchez entend de ce fait déposer un recours. "C'est une disposition anti-démocratique, d'autant que le congé politique n'est pas acquis. Une série de personnes ne pourra pas assister aux débats. Avec une telle mesure, la majorité ferme la porte aux personnes dont la politique n'est pas le métier, aux indépendants, aux personnes qui travaillent dans le secteur privé. On sait depuis le début que la volonté de la majorité est d'étouffer l'opposition, d'écarter les personnes qui ne vont pas dans son sens. Cette disposition en est une nouvelle preuve."

Le président du MR parviendra-t-il à se libérer pour assister au conseil, qui débutera dès le mois d'octobre à 14 heures ? La réponse parait on ne peut plus claire. "Il pourrait encore commencer à deux heures du matin ou se tenir le soir du réveillon de nouvel an que je serais là. Cela ne va pas être simple, c'est une contrainte mais s'ils veulent m'éviter, ce n'est pas avec cette mesure qu'ils y parviendront."

La rentrée politique débute donc comme elle avait terminé : dans l’ambiance.