Face à la crise énergétique, les budgets des communes explosent: "Le surcoût pourrait avoisiner les 7 à 8 millions d'euros rien que pour Mons"

Tous les matins sur LN24 et LN Radio, Martin Buxant revient sur l'actualité en compagnie d'un invité. Aujourd'hui, c'est Nicolas Martin, bourgmestre de Mons, qui a fait le déplacement.

La Rédaction

Après le Covid-19, après le transfert des charges, les communes belges font aujourd'hui face à une nouvelle difficulté qui touche toute l'Europe: la crise énergétique. "Nous préparons à notre tour notre budget pour 2023 et il est clair que la crise de l'énergie va peser comme elle le fait déjà sur les citoyens, les entreprises et sur les pouvoirs publics et locaux en particuliers. Pour une ville comme Mons, de plus ou moins 100.000 habitants, on a fait une simulation sur base des tarifs existants projetés sur une année complète. En 2023, le surcoût pourrait avoisiner les 7 à 8 millions d'euros", commence d'emblée Nicolas Martin, bourgmestre de Mons, ce vendredi matin sur le plateau de LN24.

Les communes belges risquent-elles d'être dans l'incapacité d'accomplir certaines missions à l'avenir ? "Il est clair que comme le font les ménages, nous allons devoir nous aussi réduire toute une série de dépenses. Tout d'abord on est en train d'envisager de couper l'électricité sur les axes routiers secondaires à des heures moins fréquentées (00h-5h). Nous examinons également chaque étape du budget pour découvrir où nous pourrions économiser de l'argent. Néanmoins, je ne souhaite toucher ni à l'impôt, ni à notre personnel et encore moins à notre politique d'investissement. Nous devons focaliser nos efforts sur les dépenses de fonctionnement", prévient Nicolas Martin.

Dans le reste de l'interview, le bourgmestre montois est revenu sur le manque d'investissement du fédéral dans les polices locales. Il a appelé le gouvernement à se ressaisir pour garantir la sécurité de tous. Dans un même état d'esprit, il a fait savoir qu'il était pour la légalisation des drogues douces afin de permettre une meilleure intervention dans le trafic des drogues dures.