L'affichage électoral devient un sport national chaque fois qu'un scrutin approche et cela donne souvent lieu à des surenchères spectaculaires. Collages, surcollages, arrachages et autres garnissages de lieux et d'emplacements les plus incongrus sont le lot des équipes de colleurs mis sur les routes par les candidats aux élections.

Mais que tous ces bénévoles oeuvrant au nom d'un parti ou d'un candidat prennent garde à ce qu'ils font, car tous les coups ne sont pas permis d'ici le 8 octobre, loin de là! On pourrait même presque écrire qu'en dehors des panneaux prévus à l'affichage électoral installés par les administrations communales et des terrains privés pour lesquels les afficheurs et poseurs de panneaux ont obtenu l'autorisation du propriétaire, il n'est pas permis de mettre des publicités électorales ailleurs.

Clairement, en dehors des lieux prévus, il y aura procès-verbal dressé systématiquement. «On ne prévoit pas de tolérance, indique le commissaire Joël Danis, de la police de Mons-Quévy. Il est interdit d'afficher sur un arbre, un poteau électrique ou un poteau de signalisation. Les panneaux ne peuvent avoir une taille supérieure à 4 m2. Il est également interdit de distribuer des gadgets et de faire de la publicité à la radio.»

Enfin, un arrêté communal montois interdit la pose de panneaux électoraux dans l'intra-muros!

Il faut savoir, en outre, que les périodes d'affichage sont aussi strictement définies. Ainsi, il n'est pas permis de coller des affiches entre 22 h et 7 h du matin et ce, jusqu'au 7 octobre inclus. Le 8 octobre, jour des élections, il ne sera plus permis de coller même en journée. «Les ordonnances prises par le gouverneur de la Province interdisent même le transport d'affiches et du matériel pour les coller entre 22 h et 7 h, car on peut supposer que les personnes les transportant sont en route pour les afficher pendant la période proscrite, ajoute le commissaire Danis. Pendant cette période nocturne, il n'est également pas permis d'organiser une caravane électorale. Et même en journée, il faut l'autorisation des bourgmestres des communes traversées pour le passage des véhicules publicitaires.»

© La Libre Belgique 2006