La saga de la gare de Mons n’en finit pas de faire parler. Si certains auraient les larmes aux yeux à l’idée même d’évoquer la gestion de ce dossier polémique, d’autres préfèrent en rire. Visiblement très inspiré, Antonio Spoto vient d’ailleurs de dévoiler sa dernière pépite aux accents futuristes. La gare de Mons – ou du moins ce qui s’y apparente – y a une place de choix.

"La gare de Mons, tout le monde l’attend depuis plus de 50 ans. Mais en cette année 2070, la ville de Mons et ses habitants seront marqués par un événement très inattendu", annonce d’emblée le plus déjanté des cinéastes. "En effet, cette gare dessinée par le regretté Santiago Calatrava ne verra pas le jour avant encore quelques dizaines d’années puisqu’un projet de rénovation a été déposé par le seul parti politique encore existant à ce jour : le parti Ecolo."

Avec ce bond dans le futur, l’humoriste nous apprend que "la structure et les rails ne correspondent plus aux normes écologiques imposées" et qu’en 50 ans, le budget de la gare est monté à 50 milliards d’euros. Il annonce par ailleurs que le projet de construction d’un héliport aux alentours de la gare risque de faire grimper la facture de 50 milliards d’euros supplémentaires.

Déjà connu pour ses vidéos aussi drôles qu’inspirées, Antonio Spoto s’en est donné à cœur joie en évoquant un dossier qui anime les discussions montoises depuis déjà de longues années. Entre des travaux qui n’en finissent pas, une population ayant fuit la ville, une sécurité sociale qui s’écroule et une politique qui mise sur la répression et la délation, il reste à espérer que les prédictions du Louviérois ne deviennent pas réalité et restent ce qu’elles sont : un gag qui offre une belle tranche de rigolade.