Depuis de nombreuses années, la conduite sous influence reste l’une des principales causes d’accident de circulation. Malgré les efforts dans ce domaine, un nombre important de conducteurs persistent à prendre le volant sous influence. Face à cette problématique, les services de police sont sollicités par les autorités fédérales pour maintenir et accentuer les contrôles. Rappelons que la campagne BOB hivernale vient de démarrer ce 11 décembre. Les états généraux de la sécurité routière préconisent d’ailleurs une intensification des contrôles routiers. Pour accentuer cette présence sur le terrain, la ministre de l’Intérieur encourage la collaboration et la solidarité entre les différents services pour améliorer le travail de terrain.

C’est ainsi que ce samedi, entre 16h et minuit, les zones de police de Sylle et Dendre, de la ville d’Ath et des Collines ont décidé d’unir leurs efforts pour renforcer les contrôles sur leurs territoires respectifs en déployant un maximum de personnel. "Ce genre d’opération démontre qu’il existe une réelle synergie de travail entre nos zones de police. Cette collaboration se fait au jour le jour et la mise en commun de nos moyens de manière ponctuelle permet d’encore mieux améliorer la sécurité de nos citoyens."

Celle qui a été menée hier poursuivait plusieurs objectifs, s’inscrivant à la fois dans la lutte contre la criminalité envers les biens, contre l’insécurité routière et particulièrement contre la conduite sous influence mais également contre le trafic, la vente, l’import/export de produits stupéfiants. L’opération consistait, en outre, à veiller au respect des règles sanitaires visant à lutter contre la propagation du virus Covid-19 tout en renforçant la coopération au niveau opérationnel entre zones de police

Au total, celle-ci a mobilisé un effectif de 36 hommes issus des divers services de police. Ces derniers ont obtenu le renfort de deux maîtres-chiens de la police fédérale et de six contrôleurs du SPW finances. Pas moins de 34 points de contrôles ont été établis sur le territoire couvert par les trois zones.

Lors de cette vaste opération, 248 véhicules ont été contrôlés et 62 personnes l’ont été via les banques de données policières. Deux PV ont été dressés pour séjours illégaux tandis que deux véhicules ont été saisis pour défaut d’assurance. Par ailleurs, quatre automobilistes ont subi une procédure d’immobilisation pour conduite sans être titulaire d’un permis de conduire. Les forces de l’ordre ont également procédé à une quinzaine de tests sélectifs d’alcoolémie au volant. Deux conducteurs ont fait l’objet d’un retrait immédiat de leur permis de conduire avec des taux de 0.71 à 0.98 mg par litre de sang. Rappelons que la limite légale est fixée à 0.22 mg/laae).

Trois autres personnes plus légèrement sous l’emprise de la boisson ont fait l’objet d’une interdiction de conduire entre 3h et 6h du matin. D’autre part, une personne a été testée positive à la consommation de drogue au volant et s’est vue retirer son permis de conduire. Un PV a aussi été rédigé pour défaut d’immatriculation et deux autres pour non-respect du code de la route dont un suite à un refus d’injonction envers un agent qualifié. Ajoutons à cela 14 procès-verbaux d’avertissement pour diverses mises en ordre et 17 perceptions immédiates pour non-port de la ceinture et/ou GSM au volant.

Un gaz hilarant toxique très prisé des jeunes 

Signalons encore que dix PV pour non-respect des mesures sanitaires en vigueur (COVID) ont été rédigés, sans oublier 11 PV judiciaires pour divers faits : détention de stupéfiants et saisie de 30g de marijuana et de 500€ dans le cadre d’un dossier de suspicion de vente. Une autre saisie d’argent plus conséquente (3000€) a eu lieu dans le cadre d’un dossier de suspicion de blanchiment d’argent. Les contrôleurs du SPF Finances ont quant à eux contrôlé pas moins de 1047 véhicules avec leur système ANPR. Quelque 47 véhicules ont été détectés en infraction dont quatre ont fait l’objet d’un procès-verbal en matière fiscale sur place.

Enfin, une saisie administrative de 200 capsules de protoxyde d’azote a été ordonnée. Concernant ce produit, il s’agit d’un gaz hilarant très prisé des jeunes qui le détournent de son usage culinaire pour son effet euphorisant. Le protoxyde d'azote est utilisé à l'origine en tant que gaz de pressurisation et se trouve dans le commerce principalement sous forme de cartouches pour les siphons culinaires, comme ceux utilisés pour la crème chantilly. On y recourt également en milieu hospitalier pour ses propriétés anesthésiques et antidouleur.

Communément dénommé "gaz hilarant", il fait l'objet d'usages détournés de plus en plus fréquents chez les adolescents en raison de son effet euphorisant. La consommation de protoxyde d’azote peut notamment, en cas d’inhalation prolongée ou répétitive, exposer les usagers à des risques pour leur santé pouvant, dans les cas d'une surconsommation, provoquer le décès du consommateur par arrêt respiratoire

A noter qu’aucun n’incident ne s’est produit lors de cette opération policière de grande ampleur.