Une période à haut risque commence pour les bébés pandas. Experts et soigneurs vont se relayer jour et nuit pour qu’ils survivent.

Si les responsables du parc Pairi Daiza sont évidemment fous de joie, la prudence reste de mise. Les trois premiers mois d’un bébé panda sont une période à très haut risque avec un taux de mortalité loin d’être négligeable. Outre le fait de ne pas nourrir correctement sa progéniture, la mère peut involontairement l’écraser vu la différence de poids et son extrême fragilité.

"Désormais, nous croisons les doigts. La priorité absolue est de mettre tout en œuvre pour que ces deux petits franchissent le cap des 100 premiers jours", commente Eric Domb.

"Lors de naissances gémellaires de pandas géants, rarissimes tant en milieu naturel qu’en captivité, il est fréquent qu’un des deux bébés décède", explique l’artisan de Pairi Daiza.

Dans les prochaines semaines, beaucoup de stress et de fatigue attendent les experts dont certains sont venus spécialement de Chine ainsi que les soigneurs. À tour de rôle, ces derniers vont devoir veiller 24 heures sur 24 à ce que Hao Hao continue sur sa lancée et allaite convenablement ses deux minuscules petits trésors.

Afin d’assurer un repos suffisant à l’heureuse maman et de surveiller l’évolution des bébés, les spécialistes qui les entourent envisagent de placer alternativement l’un d’eux sous couveuse et de le nourrir au biberon.