L’affaire est prise au sérieux. Ce mardi matin, une élève de sixième année primaire de l’école fondamentale libre Institut du Sacré-Cœur, à Binche, aurait été victime d’une tentative d’enlèvement alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre la garderie de l’établissement. Immédiatement, la direction a pris les mesures qui s’imposaient en contactant la police et en prévoyant une communication à l’attention des parents des élèves de l'école. Une enquête a été ouverte par la police.

Les faits ont été relatés vers les parents par le biais d’un e-mail et d’une note dans le journal de classe des enfants. Nous avons pu en prendre connaissance. "Ce matin, une élève de sixième année primaire a prévenu sa titulaire qu’un individu aurait tenté de l’enlever devant la porte de l’école, alors qu’elle s’apprêtait à entrer en garderie", peut-on lire. "Dès qu’elle en a parlé, nous avons prévenu sa famille ainsi que la police. À ce stade, une enquête est en cours."

La direction poursuit : "Le pouvoir organisateur a été informé de la situation. D’autre part, nous avons fait appel aux équipes mobiles et au centre PMS pour nous accompagner dans la gestion de cette situation et répondre aux besoins éventuels des élèves et des équipes éducatives. Sachez que tout est mis en œuvre pour renforcer la surveillance aux abords de l’école. N’hésitez pas à venir rechercher vos enfants aux entrées de l’établissement."

Un parent d’élève nous confirme avoir été averti des faits. "Mon sang s’est glacé à la lecture de cet e-mail", confie-t-il. "L’école a extrêmement vite réagi, c’est une excellente chose. Mais en tant que parent, on a forcément des inquiétudes." Pour ce parent, pas question, à ce stade, de remettre en doute la parole de la fillette. "Je n’imagine pas qu’elle puisse avoir inventé cela. Mon fils n’y croit pas. Mais il pourrait s’agir d’un mécanisme de défense, d’une façon de se rassurer, de minimiser les choses…"

Du côté du pouvoir organisateur, on confirme que la direction a immédiatement tout mis en œuvre pour gérer au mieux la situation. "Le fait de faire appel au service mobile d’appui a permis d’expliquer la situation aux enfants et de leur offrir un temps de parole afin qu’ils puissent s’exprimer s’ils en ressentaient le besoin, tout comme les équipes éducatives", souligne Christian Carpentier, en charge de la communication du secrétariat général de l’enseignement catholique (SeGEC). "Le directeur de l'établissement se tient évidemment à la disposition des parents."

Une surveillance accrue des entrées et sorties de l’établissement sera assurée dans les prochains jours et jusqu’à ce que la police puisse tirer l’affaire au clair. "La garderie est assurée chaque jour à partir de 6h30 par une asbl. Jusqu'à 7h45, les enfants entrent par une porte qui débouche immédiatement sur le local de garderie, et à partir de 7h45, la grille principale de l'établissement est ouverte et un enseignant surveillance l'arrivée des enfants."

Visiblement, les faits se seraient déroulés quelques minutes avant l'ouverture de cette entrée principale. Une copine de classe de la fillette aurait assisté à une partie de la scène. "Des parents ont proposé de venir aider à la surveillance des abords de l'école et la direction va prendre contact avec le bourgmestre afin de voir si l'installation de caméras pourrait être envisagée." 

Selon le récit de la fillette, le suspect lui serait totalement inconnu et n'a donc aucun lien avec l'établissement scolaire.