Le collège communal réclame des aménagements auprès du SPW, gestionnaire de la voirie.

Ce samedi encore, la route a coûté la vie à deux personnes qui circulaient sur la RN51, dont l’un à une vitesse inadaptée, selon les premières informations. Du côté des autorités communales de Boussu, on souhaite plus que jamais prendre cette problématique à bras le corps pour contraindre, enfin, les automobilistes à lever le pied.

En février dernier, durant dix jours, une analyse du trafic a ainsi été menée en collaboration avec la zone de police boraine à la rue de Quiévrain. Et les résultats sont sans appel : sur les 84 815 véhicules enregistrés, 88% d’entre eux étaient en excès de vitesse. L’analyse statistique a aussitôt été transmise au SPW, gestionnaire de ladite route, afin de solliciter des aménagements.

La pose d’un radar fixe préventif est d’ores et déjà envisagée. Mais le collège communal souhaite aller plus loin. « Toutes les pistes sont bonnes à envisager pour faire freiner les fous du volant qui ont un comportement irresponsable voire criminel », insiste Jean-Claude Debiève (PS). « Mais la voirie ne nous appartient pas, nous n’avons donc pas la main. »

Au vu des résultats enregistrés à la rue de Quiévrain, trouver des solutions est indispensable. « Nous avons écrit au SPW pour demander d’une part la remise en état de la voirie, qui présente de nombreuses dégradations. Et d’autre part des aménagements pour ralentir le trafic. Le sentiment d’insécurité sur cette voirie est bien présent et les accidents n’y sont pas rares. Il est temps de réagir. »

Sur les voiries communales aussi, la réflexion est menée. « De nombreuses chicanes seront créées un peu partout. Nous allons également étudier la possibilité d’installer des ralentisseurs et de multiplier la pose de radars répressifs, toujours en collaboration avec la zone de police. » Aujourd’hui, le bourgmestre plaide pour des mesures fortes afin que la route ne soit plus meurtrière.