Après une année d’impasse en raison de la pandémie, le Bois du Cazier renouera cet été avec la tradition du 8 août : rendre hommage aux 262 victimes de la pire catastrophe minière d’Europe. Quel visage prendront les commémorations ? "Le point sera évoqué à la fin de ce mois au conseil d’administration", selon Jean-Louis Delaet, directeur du site classé au patrimoine mondial de l’Humanité.

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Une certitude : les cérémonies auront lieu dans le respect des règles de sécurité sanitaire. Port du masque, distanciation physique, limitation du nombre de participants… "Nous ignorons encore si nous serons en mesure d’accueillir des délégations étrangères. Nous espérons que les anciens mineurs auront pu tous être vaccinés."

L’année 2021 marque un double anniversaire, rappelle le directeur. "Les 65 ans de la tragédie de 1956 et les trois quarts de siècle de l’accord belgo-italien de recrutement de travailleurs pour l’industrie." En 1946, les deux pays s’étaient entendus sur un protocole d’immigration de main d’œuvre. Mais comme le rappelle le conservateur du musée Alain Forti, des recrutements s’opéraient déjà avant la seconde guerre. Dans les années 20, des charbonnages envoyaient des délégués à la recherche d’ouvriers. Ce jubilé des 75 ans du protocole de recrutement interviendra le 23 juin. A cette date, le site espère pouvoir recevoir le président du parlement européen David Sassoli.

Il n’est pas exclu qu’une conférence soit également organisée en distanciel en mai. A ce stade, le Bois du Cazier n’en a pas encore confirmation.