Une vingtaine d'agents de police ont débarqué d'un coup pour appréhender des groupes de jeunes adolescents.


Ce mercredi vers 14h30, soudain une vingtaine de policiers ont encerclé la place de la Digue, au centre-ville de Charleroi. Appuyés par le GSA et les PSO, ainsi que quelques maîtres chien, les agents ont débarqué dans plusieurs combis avant de se mettre à courir sur la place. 

En quelques secondes, la place était entièrement bouclée. Une dizaine de jeunes, visiblement âgés entre 14 et 25 ans, se soudain mis à courir aussi, comme pour échapper à la police. De ce qu'on en a vu sur place, les policiers ont réussi à rattraper tous ceux qui s'enfuyaient.

Les forces de l'ordre sont restées sur place une dizaine de minutes à peine, et sont repartis, sirènes hurlantes, avec plusieurs jeunes menottés.

Mais que s'est-il donc passé pour qu'une "opération coup-de-poing" de la sorte mobilise autant d'agents des forces de l'ordre, dans un laps de temps si court? "C'est déjà arrivé plusieurs fois, même si on n'en fait pas la publicité", explique l'inspecteur principal David Quinaux, contacté. "Il s'agit en fait de bandes rivales, des jeunes, souvent des ados, qui se donnent rendez-vous sur les réseaux sociaux, pour se battre. Ils choisissent un terrain de jeu, et c'est souvent Charleroi la capitale de la bagarre. Ils viennent d'un peu partout dans la région, La Louvière, Charleroi, par exemple."

Les forces présentes sur la place de la Digue en début d'après-midi ont, en fait, procédé à une série d'interpellations et de contrôles d'identité pour tenter d'identifier les jeunes, et voir s'ils étaient ici pour en découdre. "On suit tout ça, sur les réseaux aussi, pour prévenir les fauteurs de troubles", ajoute David Quinaux. "Et ça a l'air de bien fonctionner, parce que jusqu'ici, on n'a pas encore eu d'affrontements dans les rues de Charleroi, alors qu'on a appréhendé plusieurs groupes de jeunes qui se préparaient pourtant à se battre."